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Depuis près de 50 ans, les rapports sur les pratiques des pays en matière de droits de la personne constituent une ressource essentielle pour les pouvoirs publics, les chercheurs, les groupes de plaidoyer, les journalistes et les voix de conscience dans le monde qui travaillent à la défense des droits de la personne et demandent des comptes pour les injustices. Les rapports couvrent 198 pays et territoires. Ils procurent des informations factuelles et objectives qui se fondent sur des données crédibles sur les événements survenus tout au long de l’année 2022. Ces rapports sont préparés méticuleusement par les employés du département d’État des États-Unis à Washington et à nos missions diplomatiques partout dans le monde. Ensemble, ils passent des milliers d’heures à dresser les rapports en se fondant sur des informations crédibles transmises par les ambassades et consulats des États-Unis à l’étranger, des responsables publics étrangers, des organisations non gouvernementales et internationales, des juristes et experts en droit, des journalistes, des universitaires, des défenseurs des droits de la personne, des militants dans le domaine du droit du travail, et des articles de presse. Nous prenons très au sérieux notre responsabilité de veiller à leur exactitude.

Chaque rapport pays constitue un tout et décrit les pratiques signalées au cours de l’année civile 2022, à l’aune du droit international et de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Dans certains d’entre eux, on fait état de violations et atteintes record, révoltantes tant par leur échelle que par leur gravité. La guerre à grande échelle menée par la Russie en Ukraine à partir de février 2022 a entraîné des pertes humaines et des dégâts matériels à grande échelle. Des membres des forces russes auraient commis des crimes de guerre et autres atrocités, dont des exécutions sommaires de civils et des violences sexistes qui glacent le sang, notamment des violences sexuelles contre des femmes et des enfants. En Iran, le régime a réprimé dans la violence des manifestations pacifiques dans tout le pays après la mort tragique de Mahsa Jina Amini, qui était détenue par la « police des mœurs » iranienne. Le rapport pays de cette année documente la répression violente du régime iranien, qui continue à refuser à son peuple ses droits humains et libertés fondamentales universels, notamment la liberté d’expression et de religion ou de conscience.

Dans le Xinjiang, une province de la République populaire de Chine (RPC), le rapport pays décrit la poursuite du génocide et des crimes contre l’humanité commis à l’encontre de la population ouïghoure, à majorité musulmane, et des membres d’autres minorités ethniques et religieuses. En Birmanie, le rapport indique que le régime militaire continue à infliger des violences aux civils et à consolider son contrôle ; il aurait ainsi tué plus de 2 900 personnes et placé plus de 17 000 d’entre elles en détention depuis le coup d’État militaire de février 2021. Dans le cadre de notre démarche visant à responsabiliser les auteurs de ces agissements en Birmanie, j’ai pris une détermination importante en mars 2022 : les forces armées ont commis un génocide et des crimes contre l’humanité à l’encontre des Rohingyas, un groupe à dominante musulmane. Je me suis par ailleurs engagé à nouveau, au nom des États-Unis, à promouvoir la justice et la responsabilisation pour les atteintes dont ont été victimes les Rohingyas et les autres minorités ethniques et religieuses dans l’ensemble du pays. Comme l’illustre le rapport sur l’Afghanistan, les mesures oppressives et discriminatoires des Taliban contre les femmes et les filles n’ont guère fléchi. Il n’existe aucun autre pays dans le monde qui refuse aux femmes et aux filles l’accès à l’éducation, un droit humain internationalement reconnu. L’édit des Taliban qui empêche les employées d’organisations non gouvernementales de se rendre au travail met en danger des dizaines de millions d’Afghans dont la survie dépend de l’aide humanitaire. Aucun pays n’est en mesure d’instaurer paix et prospérité alors que la moitié de sa population est coupée de la société et de la vie économique.

Certaines crises en matière de droits de la personne se sont poursuivies ; ainsi, au Soudan du Sud, des violences constantes au niveau infranational associées à l’absence de progrès dans la réalisation d’engagements déjà en retard par le gouvernement de transition ont continué de faire des morts et de semer la misère. Le rapport sur la Syrie décrit l’incarcération, la torture et les exécutions d’opposants politiques, de défenseurs des droits de la personne et de journalistes par le régime. Plus de 154 000 personnes demeurent en situation de disparition ou de détention injuste par le régime, Daech et d’autres parties au conflit. Certains États autoritaires, dont Cuba, le Bélarus et le Venezuela, ont condamné des centaines, voire des milliers de manifestants pacifiques à des peines de prison longues et injustes. Au Cambodge, des militants syndicaux courageux qui ont mené des centaines de travailleurs à faire grève de manière pacifique pendant plus d’un an ont été arrêtés et placés en détention, et d’autres mesures ont été prises pour les démoraliser et les réduire au silence.

Pourtant, des personnes courageuses continuent, malgré le risque qu’elles encourent, à défendre les droits de la personne universels, à protéger le bien-être de leur communauté et à œuvrer pour l’avenir de leur pays. Ces défenseurs des droits de la personne travaillent sans relâche pour exposer les injustices, la corruption et les atteintes, pour demander des comptes et de la transparence.

L’édition 2022 met également en lumière l’effet multiplicateur des violations et atteintes aux droits de la personne sur les membres de communautés marginalisées, qui pâtissent de manière disproportionnée des incidences négatives des inégalités économiques, des changements climatiques, des migrations, de l’insécurité alimentaire et d’autres problèmes d’envergure mondiale. Conformément au décret du président Biden du 15 juin 2022, les rapports comprennent des informations plus détaillées sur les « thérapies de conversion », une tentative forcée ou contrainte de changer l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre d’une personne, ainsi que des éléments supplémentaires sur les interventions chirurgicales non nécessaires infligées aux personnes intersexes.

La démocratie, les droits de la personne et les droits des travailleurs sont complémentaires : il est essentiel de soutenir un renouveau démocratique en vue de défendre ces droits. Ainsi, aux côtés du Costa Rica, des Pays-Bas, de la République de Corée et de la République de Zambie, les 29 et 30 mars 2023, le président Biden organisera le deuxième Sommet pour la démocratie. Ensemble, nous mettrons en évidence les progrès importants réalisés par les partenaires du sommet et la nécessité d’œuvrer main dans la main pour répondre aux nombreux défis qui menacent la démocratie.

Comme le reconnaît la Déclaration universelle des droits de l’homme, nous sommes tous nés libres et égaux en dignité et en droits. C’est en guise de service à l’humanité qui nous rassemble que nous publions ces rapports.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future