Département d’État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 8 novembre 2022
Communiqué de presse

Les États-Unis se félicitent du premier verdict rendu par la Cour pénale spéciale (CPS) le 31 octobre contre Issa Sallet Adoum, Yaouba Ousman et Mahamat Tahir, tous membres du groupe rebelle connu sous le nom de 3R. Dans le jugement, les accusés ont été reconnus coupables de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre pour des violences graves commises lors du massacre d’au moins 46 civils en mai 2019.

Ce verdict, qui peut faire l’objet d’un appel, fait suite à d’autres succès remportés par la CPS et les autorités centrafricaines, notamment l’arrestation de deux anciens membres des Forces armées centrafricaines et d’un ancien général de la milice Séléka pour crimes contre l’humanité. Les résultats obtenus par le modèle de tribunal hybride doivent être le signe que les atrocités ne seront pas tolérées.

En condamnant un auteur sur la base de sa responsabilité pour les viols commis par ses subordonnés, la Cour a conclu que les viols dans cette affaire constituaient des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Cette décision apporte une reconnaissance essentielle aux femmes qui ont subi ces crimes horribles, dont certaines étaient mineures à l’époque, et plus largement aux survivantes de faits de violence basée sur le genre dans le cadre du conflit.

Nous sommes fiers d’être aux côtés des autorités et du peuple centrafricains dans leur quête de justice. Le peuple centrafricain mérite que les auteurs de crimes internationaux soient tenus pour responsables. La fin de l’impunité est un fondement nécessaire à la paix, à la prospérité et à l’État de droit.


Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/first-trial-judgment-by-the-special-criminal-court-in-the-central-african-republic-car/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future