Département d’État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 8 août 2022
Fiche d’information

Le secrétaire Blinken se rend cette semaine en Afrique du Sud, en république démocratique du Congo et au Rwanda, où les États-Unis déploient des ressources et travaillent en partenariat avec des gouvernements, des institutions, des entreprises, des scientifiques et d’autres dirigeants africains afin de prévenir la faim et de lutter contre la crise mondiale de sécurité alimentaire, tout en s’attaquant à l’augmentation des taux de malnutrition, qui frappe le plus durement le continent africain.

Lors du sommet du G7 en juin, le président Biden et les dirigeants du G7 ont annoncé que plus de 4,5 milliards de dollars seraient consacrés à la sécurité alimentaire mondiale, dont plus de la moitié proviendrait des États-Unis. Ce financement de 2,76 milliards de dollars du gouvernement des États-Unis contribuera à protéger les populations les plus vulnérables du monde et à atténuer les effets de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition croissantes, notamment en raison de la guerre de la Russie en Ukraine, en renforçant les capacités de production et en développant des systèmes agricoles et alimentaires plus résilients dans le monde entier, et en répondant aux besoins alimentaires urgents immédiats. Nous sommes conscients de la nécessité d’une action immédiate pour éviter des conséquences d’une grande portée, et nous répondons en apportant un soutien ciblé aux projets menés par l’Afrique elle-même en matière de sécurité alimentaire et de transformation des systèmes alimentaires.

Sur ces 2,76 milliards de dollars, 760 millions de dollars seront consacrés à une aide alimentaire à court terme durable afin d’atténuer l’aggravation de la pauvreté, de la faim et de la malnutrition dans les pays vulnérables touchés par les prix élevés des denrées alimentaires, des engrais et du carburant. Sur ce montant, nous travaillons avec le Congrès pour allouer 336,5 millions de dollars à des programmes bilatéraux destinés aux pays d’Afrique subsaharienne, notamment le Burkina Faso, la république démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Ghana, la Guinée, le Kenya, le Liberia, Madagascar, le Malawi, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe, ainsi qu’à des programmes régionaux en Afrique australe, en Afrique occidentale et au Sahel.

  • Par ailleurs, sur ces 2,76 milliards de dollars, l’USAID programme 2 milliards de dollars d’aide d’urgence à la sécurité alimentaire au cours des trois prochains mois. Au 8 août 2022, les États-Unis ont fourni près d’un milliard de dollars spécifiquement destinés à des pays d’Afrique dans le cadre de cet engagement de deux milliards de dollars, notamment la République centrafricaine, la république démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Kenya, le Mali, le Mozambique, le Nigeria, la Somalie, le Soudan du Sud et l’Ouganda.

En plus de l’engagement du président au G7, les États-Unis ont annoncé le déblocage de fonds du solde du Bill Emerson Humanitarian Trust, une initiative en coordination avec le département de l’Agriculture des États-Unis qui fournira une aide alimentaire supplémentaire de 670 millions de dollars pour répondre aux niveaux historiques d’insécurité alimentaire aiguë dans le monde. Les fonds annoncés en juillet et août 2022 seront utilisés pour acheter des produits alimentaires américains afin de renforcer les opérations alimentaires d’urgence existantes dans les pays confrontés à une grave insécurité alimentaire. Les ressources seront livrées à l’Éthiopie, au Kenya, à la Somalie, au Soudan du Sud et au Soudan.

Le président Biden a également annoncé que les États-Unis étendent la production alimentaire durable en Afrique, par le biais de l’initiative de sécurité alimentaire mondiale du gouvernement des États-Unis, à huit autres pays africains, dont la république démocratique du Congo, le Liberia, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie. Cette expansion porte à 20 le nombre de pays prioritaires dans le monde et répond à l’engagement pris par le président Biden en septembre 2021 de travailler avec le Congrès pour fournir 5 milliards de dollars par le biais de Feed the Future afin de mettre un terme à la faim et à la malnutrition dans le monde, ainsi que de construire des systèmes alimentaires durables, résilients et inclusifs à l’étranger.

Enfin, le gouvernement des États-Unis contribuera également aux initiatives internationales visant à soutenir les moyens de subsistance ainsi que la nutrition, et à aider les pays vulnérables à renforcer leur résilience face aux chocs, notamment la volatilité des prix des denrées alimentaires, les problèmes de chaîne d’approvisionnement, les effets du climat et d’autres menaces à long terme. Sous réserve de la notification du Congrès, les États-Unis prévoient de fournir 120 millions de dollars aux initiatives suivantes :

  • La Facilité africaine de production alimentaire d’urgence (AEFPF, African Emergency Food Production Facility) de la Banque africaine de développement (BAD) pour augmenter la production de blé, de maïs, de riz et de soja adaptés au climat au cours des quatre prochaines saisons de croissance en Afrique.
  • L’Initiative de réponse aux crises (CRI, Crisis Response Initiative) du Fonds international de développement agricole (FIDA) pour aider à protéger les moyens de subsistance et à renforcer la résilience des communautés rurales.
  • L’Initiative pour l’adaptation en Afrique (IAA) pour développer une réserve de projets susceptibles de bénéficier d’un concours bancaire en Afrique, afin de mobiliser des capitaux privés.
  • Le Programme de financement des risques de catastrophes en Afrique (ADRiFi, Africa Disaster Risk Financing Programme) de l’Africa Risk Capacity (ARC) pour aider les gouvernements africains à répondre aux chocs du système alimentaire en augmentant l’accès aux produits d’assurance contre les risques.
  • Un programme d’innovation et d’efficacité des engrais pour améliorer l’efficacité de l’utilisation des engrais dans les pays où les engrais ont tendance à être appliqués en trop grande quantité.
  • L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) financera la cartographie des sols dans plusieurs pays afin de fournir des informations permettant une utilisation plus judicieuse de l’eau, une plus grande conservation des engrais et une meilleure résilience aux changements climatiques.

Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/u-s-food-security-assistance-to-sub-saharan-africa/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future