La Maison-Blanche
Le 2 novembre 2021
Campus événementiel écossais
Glasgow, Écosse

MONSIEUR LE PRÉSIDENT : Bonjour à tous. Merci à tous d’avoir pris le temps d’être avec nous alors que nous avons tous un calendrier très chargé.

Nous sommes réunis ici à la COP26 pour souligner l’impact des choix que nous faisons aujourd’hui – et je veux dire littéralement aujourd’hui – sur les décennies à venir. C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit d’infrastructures.

Et les choix de construire, par exemple, une centrale au charbon aujourd’hui au lieu d’un parc solaire ou éolien pourraient impliquer encore 30 ans de combustion de combustibles fossiles. L’agrandissement d’une route au lieu d’investir dans les transports en commun pourrait façonner une ville pour une génération et l’empreinte carbone dans cette ville.

Chaque choix que nous faisons au cours de cette décennie décisive – et je l’entends littéralement, entre maintenant et 2030 – doit nous rapprocher – et non nous éloigner d’une voie durable vers zéro émission nette d’ici 2050.

C’était une préoccupation majeure lorsque j’ai annoncé l’initiative mondiale Build Back Better World (Reconstruire en mieux) en juin, avec nos partenaires du G7.

Mais pour mettre cela en perspective, l’initiative Build Back Better, la Clean Green Initiative de Grande-Bretagne, les initiatives Global Gateway et Clean Green s’inscrivent toutes dans le cadre d’un effort collectif des partenaires du G7 pour mettre en place une infrastructure de grande qualité et durable. Et je tiens également à remercier Ursula pour la Clean Green Initiative.

Je veux dire que nous sommes tous dans la même équipe avec essentiellement les mêmes problèmes.

Il y a un besoin urgent de développement d’infrastructures dans les pays – des infrastructures qui privilégient, lorsqu’on les construit – qui privilégient la lutte contre le changement climatique dès le premier coup de pelle, et relancent la croissance économique verte.

C’est ma priorité aux États-Unis. Mais ce n’est pas qu’un projet américain, c’est un travail que nous devons tous faire et que nous faisons tous autour de cette table.

En garantissant des normes élevées – des normes élevées pour nos projets, nous pouvons créer une infrastructure qui élève les communautés et commence à les élever dès maintenant, et ne leur fait pas perdre du terrain – c’est une expression qui ne convient pas – mais ne leur fait pas prendre du retard dans 2, 5, 10, 15 ans.

En étant transparents sur la façon dont nous finançons nos projets, nous proposons des alternatives positives à la dette – aux pièges de la dette et à la corruption. Nous pouvons freiner des pays entiers si nous ne le faisons pas. La transparence est d’une importance cruciale.

Et en insistant pour répondre aux besoins des pays en développement plutôt que dicter des projets à distance, nous pouvons obtenir le plus grand impact pour ceux qui en ont le plus besoin.

Mobiliser des milliers de milliards de dollars de capitaux d’investissement qui restent inutilisés peut multiplier de manière significative l’impact des investissements de notre pays.

Et en nous mobilisant ensemble pour changer la vie des gens partout dans le monde, nous devons montrer – et je pense que nous montrerons – que la démocratie reste le meilleur moyen d’obtenir des résultats. Permettez-moi de le répéter : la démocratie reste le meilleur moyen d’obtenir des résultats.

C’est ma vision de Build Back Better World. Mais je suppose que c’est aussi la vision de mes collègues, et je suis impatient de vous entendre tous aujourd’hui, très franchement.

Et pour lancer la conversation, j’aimerais proposer cinq principes clés qui devraient guider nos investissements en matière d’infrastructures.

Tout d’abord, chaque projet doit être résilient face au climat et conçu en pensant au climat. Chaque projet qui est lancé, nous devons y penser du point de vue du climat. Je le pense sincèrement.

Les nouvelles infrastructures de transport doivent être conçues en tenant compte de l’élévation du niveau de la mer. Les infrastructures de santé et numériques doivent être construites pour résister aux phénomènes météorologiques extrêmes. Et au cours de cette décennie, nous devons investir dans l’éolien, le solaire, l’hydroélectricité, pour ne citer que ceux-là.

Aujourd’hui, dans le cadre de cet engagement, les États-Unis – avec le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’UE – annoncent un nouveau partenariat avec l’Afrique du Sud pour aider à transformer plus rapidement leur économie en une économie basée sur l’énergie propre.

À l’heure actuelle, l’Afrique du Sud est le plus gros émetteur d’Afrique, en grande partie en raison de sa forte dépendance au charbon pour l’électricité.

En fermant les centrales à charbon d’Afrique du Sud plus tôt que prévu et en investissant dans des alternatives énergétiques propres pour la population sud-africaine, et en soutenant une transition équitable et inclusive dans le secteur du charbon d’Afrique du Sud, nous respectons l’engagement pris par les partenaires du G7 en Cornouailles à accélérer la transition de sortie du charbon dans les pays en développement.

Et j’ai conscience du fait que la dépendance au charbon est conséquente. Mais je me souviens avoir grandi en tant que jeune homme dans une région qui était un gros fournisseur de charbon dans le nord-est de la Pennsylvanie. Et j’ai été témoin de ce qui s’est passé quand il s’est effondré et de l’impact sur la communauté. Et c’est pourquoi nous devons nous occuper des personnes touchées et leur proposer également des alternatives.

En fermant les centrales au charbon d’Afrique du Sud plus tôt que prévu et en investissant dans des alternatives propres pour le peuple sud-africain, et en facilitant des transitions équitables et inclusives dans le secteur du charbon en Afrique du Sud, nous tenons, comme je l’ai dit, l’engagement que nous avons pris.

La deuxième chose que je voudrais dire : tous nos projets doivent être conçus en partenariat étroit avec les pays où ils se dérouleront – où ils auront lieu.

C’est – c’est un principe simple mais puissant : les projets n’aboutiront, à mon avis, que s’ils bénéficient de l’adhésion, de la contribution et de l’engagement des communautés qu’ils sont censés aider et toucher. Je l’ai appris hier de la Barbade. (Rires.) En fait, je pense que je le savais déjà, mais vous avez fait un discours vraiment très convaincant hier.

Les gouvernements locaux, les travailleurs et la société civile doivent être impliqués dès le début pour s’assurer que les avantages pour la communauté sont équitables et immédiats.

Troisièmement, le projet Build Back Better World doit être de haute qualité et respecter des normes élevées. Qu’est-ce que cela signifie en pratique ? Eh bien, cela signifie que chaque fois qu’il y a quelque chose à acheter ou quelqu’un à embaucher, nous aurons recours à des processus transparents et compétitifs pour prévenir la corruption.

Cela signifie que nous fournirons un financement abordable afin que les contribuables locaux ne se retrouvent pas avec une grosse facture qu’ils ne peuvent pas payer à l’avenir.

Cela implique une planification environnementale pour réduire le risque de dommages à l’écosystème et favoriser la résilience au changement climatique.

Et quatrièmement, le partenariat est essentiel. Pour atteindre le net zéro d’ici 2050, nous devrons mobiliser des milliers de milliards de dollars – comme nos amis au bout de la table le savent – des milliards de dollars de financement pour mettre en œuvre les ressources des secteurs privé et public. J’ai rencontré certains de ces fournisseurs du secteur privé aujourd’hui. Je pense que nous en sommes capables, grâce aux hommes au bout de la table, et que nous pourrons mettre à profit les ressources des secteurs privé et public.

J’ai donc hâte de travailler avec le président de la Banque mondiale, David Malpass, et avec Mark Carney, qui est maintenant à l’ONU, sur les modalités de la mobilisation du secteur privé et des institutions financières internationales pour faciliter la construction d’un ensemble de projets dans lesquels nous pouvons investir, mais sur lesquels on peut compter et que l’on peut planifier, et que l’on peut mettre en œuvre dans un ordre défini.

Et enfin, comme je ne cesse de le dire – et je m’en excuse – la construction de notre infrastructure climatique peut et doit contribuer à une reprise économique durable.

Depuis notre première réunion, je n’ai cessé, je sais que je, je m’excuse pour la répétition – mais pour moi le climat et la gestion du changement climatique sont synonymes d’emplois. D’emplois de qualité, de développement économique et de mouvement. C’est ce que j’y vois.

Et enfin, vous ne cessez de m’entendre le dire, mais la construction de l’infrastructure climatique doit favoriser une reprise économique durable. Elle peut stimuler la création de ces emplois de qualité dans le monde en développement tout comme dans le monde développé.

Notre transition mondiale vers une économie nette zéro repose sur 30 millions de nouveaux emplois dans le monde d’ici 2030. Trente millions de nouveaux emplois – des emplois bien rémunérés.

Cette crise climatique est donc une énorme opportunité. Il s’agit d’emplois. Il s’agit de construire les industries du futur. Il s’agit de s’assurer que tout le monde bénéficie d’une reprise verte équitable et durable.

Build Back Better World va montrer que nous pouvons développer nos économies, lutter contre le changement climatique et laisser une planète meilleure, plus propre et plus habitable à tous nos enfants.

Je tiens donc à vous remercier tous d’avoir été parmi nous aujourd’hui. Et maintenant, je voudrais céder la parole à une femme qui, je pense, m’impressionne chaque fois que je l’entends parler, la présidente von der Leyen, qui va faire une allocution.


Voir le contenu d’origine : https://www.whitehouse.gov/briefing-room/speeches-remarks/2021/11/02/remarks-by-president-biden-in-meeting-on-the-build-back-better-world-initiative/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future