La Maison-Blanche
Le 16 mars 2021

Monsieur le secrétaire général, Monsieur le président de la Commission, Madame la directrice exécutive, chers ministres, Excellences, membres de la société civile – c’est un honneur de prendre la parole devant cette prestigieuse commission.

Depuis 1947, cette commission documente les réalités auxquelles les femmes sont confrontées, façonne des normes mondiales sur les droits des femmes, et défend l’égalité des sexes.

Ce travail est aussi urgent aujourd’hui qu’il l’était alors.

Au nom des États-Unis, merci.

Cette année, lorsque l’on réfléchit à la condition des femmes, en particulier en ce qui concerne la participation des femmes à la prise de décision, il faut aussi prendre en compte celle de la démocratie.

Lorsqu’elle est bien mise en œuvre, la démocratie protège les droits humains, promeut la dignité humaine et défend l’état de droit.

C’est un moyen de parvenir à la paix et à une prospérité partagée. Elle doit garantir que chaque citoyen – quel que soit son genre – dispose d’une voix égale.

Et des élections libres et équitables conformes à la volonté du peuple.

Mais la démocratie exige une vigilance constante, une amélioration constante.

C’est un travail qui reste encore inachevé.

Et aujourd’hui, nous savons que la démocratie est de plus en plus remise en question.

Pendant 15 années consécutives, nous avons assisté à un déclin inquiétant de la liberté dans le monde.

En fait, les experts estiment que l’année écoulée a été la pire jamais enregistrée concernant la détérioration mondiale de la démocratie et de la liberté.

Ainsi, alors même que nous sommes confrontés à une crise sanitaire et économique mondiale, il est essentiel que nous continuions à défendre la démocratie.

C’est pourquoi les États-Unis réaffirment leur engagement au sein de l’ONU et du système multilatéral dans son ensemble.

Nous réintégrons également le Conseil des droits de l’homme.

Parce que nous savons que la démocratie dépend de notre attachement collectif aux valeurs énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.

La démocratie dépend aussi fondamentalement de l’autonomisation des femmes.

Non seulement parce que l’exclusion des femmes dans la prise de décision est révélateur d’une démocratie défectueuse, mais parce que la participation des femmes renforce la démocratie.

Et c’est vrai partout.

Les progrès réalisés dans le monde entier sont pour moi source d’inspiration.

Et je suis fière d’annoncer que, même si les États-Unis ont encore du travail à faire, nous faisons aussi des progrès – et que les femmes rendent notre démocratie chaque jour plus forte.

À chaque élection présidentielle des 56 dernières années, aux États-Unis, les femmes ont été plus nombreuses à voter que les hommes.

Plus de femmes que jamais siègent au Congrès des États-Unis.

Plus de femmes que jamais auparavant subviennent aux besoins de leur famille.

Et la semaine dernière, le président a nommé deux femmes à la tête de deux de nos 11 commandements d’unités de combat.

Aux États-Unis, des femmes dirigent nos gouvernements locaux, étatiques et nationaux, prennent des décisions importantes concernant la sécurité de notre nation et sont à l’origine d’une croissance importante de notre économie.

Ce sont des signes de progrès. Ce sont des signes de force.

Mais, mes amis, nous ne pouvons pas penser que ces progrès vont de soi.

Tout particulièrement maintenant.

La COVID-19 a compromis la sécurité économique, la sécurité physique et la santé des femmes partout dans le monde.

Alors que les femmes luttent pour obtenir les soins de santé dont elles ont besoin, la pandémie semble conduire à un recul des progrès mondiaux que nous avons réalisés dans la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme, la malnutrition et la mortalité maternelle et infantile.

C’est pourquoi, le premier jour de notre administration, les États-Unis ont repris leur place en tant qu’État membre et chef de file de l’Organisation mondiale de la santé.

Et nous redynamisons notre partenariat avec ONU Femmes, pour contribuer à l’autonomisation des femmes du monde entier.

La vérité est la suivante :

Lorsque les femmes rencontrent des obstacles pour obtenir des soins de santé de qualité…

Lorsque les femmes sont confrontées à l’insécurité alimentaire…

Lorsque les femmes sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté et sont donc touchées de manière disproportionnée par le changement climatique…

Plus vulnérables à la violence sexiste, et donc affectées de manière disproportionnée par les situations de conflit…

Eh bien, il est plus difficile pour les femmes de participer pleinement à la prise de décision.

Ce qui rend encore plus difficile l’accession à la prospérité des démocraties.

Eleanor Roosevelt, qui a façonné la Déclaration universelle des droits de l’homme, a dit un jour : « Sans égalité, il ne peut y avoir de démocratie ».

En d’autres termes, la condition de la femme est la condition de la démocratie.

Pour notre part, les États-Unis s’emploieront à améliorer les deux.

Nous nous engageons à défendre les valeurs démocratiques inscrites dans la Déclaration.

Et nous croyons fermement que, si nous travaillons ensemble à l’échelle mondiale, nous pouvons parvenir à cette vision.

Nous sommes impatients de collaborer avec vous tous dans les jours et pendant des années à venir.

Merci.


Voir le contenu d’origine : https://www.whitehouse.gov/briefing-room/speeches-remarks/2021/03/16/pre-taped-remarks-by-vice-president-kamala-harris-as-delivered-to-the-commission-on-the-status-of-women/ 

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future