Département d’État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 22 juin 2022
Point de presse spécial par téléconférence

M. PRICE : Merci beaucoup et bonsoir à tous. Merci beaucoup d’être présents aujourd’hui. Nous sommes ravis d’avoir l’occasion de présenter le déplacement du secrétaire à Berlin où il participera vendredi, avec des partenaires et des alliés, à une réunion ministérielle sur la sécurité alimentaire.

À titre de rappel, cet appel est officiel, mais il est sous embargo jusqu’à sa conclusion. Nous avons en ligne avec nous trois hauts fonctionnaires du département d’État que vous entendrez aujourd’hui. Nous avons Cary Fowler, qui est notre envoyé spécial pour la sécurité alimentaire mondiale ; nous avons Ramin Toloui, qui est notre secrétaire d’État adjoint au Bureau des affaires économiques et commerciales ; et Amy Radetsky, et directrice adjointe pour l’Europe occidentale au sein de notre Bureau des affaires européennes et eurasiatiques.

Je vais céder la parole à Cary Fowler pour une brève allocution d’ouverture, puis nous passerons au secrétaire adjoint Toloui, puis tous les trois seront en mesure de répondre à vos questions.

Donc, là-dessus, monsieur l’envoyé spécial Fowler, la parole est à vous.

M. FOWLER : D’accord. Merci Ned. Ce qui distingue cette crise alimentaire mondiale des situations similaires précédentes, c’est qu’elle a de multiples causes majeures.

De toute évidence, tout le monde comprend l’impact que la guerre due à l’agression russe a eu sur l’Ukraine et le bouleversement subséquent des marchés mondiaux des céréales. Mais en plus de cela, nous subissons également les effets du changement climatique sur la production agricole. Comme vous le savez, nous avons observé des sécheresses, des sécheresses majeures dans notre propre pays aux États-Unis, dans la Corne de l’Afrique et ailleurs. La pandémie de COVID a été à l’origine de problèmes au niveau des chaînes d’approvisionnement. Et bien sûr, des conflits font rage, pas seulement en Ukraine, mais probablement dans une vingtaine d’autres pays.

Et je pense que cela veut dire que nous devons comprendre que cette crise que nous vivons actuellement ne va pas disparaître dans les prochaines semaines, ou les prochains mois. Il s’agit probablement d’une crise de trois ans avant que l’on parvienne à une résolution de tous ces problèmes très graves, et les États-Unis y travaillent. Mais nous devons nous pencher à la fois sur les problèmes humanitaires très immédiats et à court terme, et sur les questions à plus long terme, et commencer à les envisager comme une crise prononcée qui durera quelques années, malheureusement, du fait de ces très graves facteurs de causalité auxquels nous avons été confrontés.

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT TOLOUI : Merci à tous de participer à cet appel. Ramin Toloui au micro. Et comme l’a dit l’envoyé spécial Fowler, il y a en arrière-plan du défi actuel de la sécurité alimentaire auquel nous sommes confrontés ces trois C : climat, COVID et conflit. Ainsi, même avant l’agression de la Russie contre l’Ukraine, l’ONU estime qu’entre 2018 et 2021, le nombre de personnes vivant dans l’insécurité alimentaire extrême est passé de 110 à 190 millions. Et encore une fois, il s’agit d’une situation qui existait avant cette guerre.

L’invasion, la nouvelle invasion de l’Ukraine par le Kremlin, a directement déstabilisé les chaînes d’approvisionnement alimentaire mondiales pour les aliments et les engrais à la fois. L’Ukraine est l’un des greniers du monde et l’un des principaux producteurs et exportateurs de blé, de maïs et d’huile de tournesol. Et les forces militaires russes ont pris possession de certaines des terres agricoles les plus productives d’Ukraine. Elles ont détruit des infrastructures agricoles vitales. Le blocus naval russe en mer Noire et la menace de nouvelles attaques navales font obstacle à l’exportation des récoltes ukrainiennes vers leurs destinations normales. Et en conséquence, des millions de tonnes de blé sont bloqués dans des silos et sur des navires.

Tant que Poutine poursuivra cette guerre en Ukraine, des millions de personnes au-delà des frontières de l’Ukraine souffriront d’une insécurité alimentaire accrue, les pays du Proche-Orient et d’Afrique subissant une part démesurée de ces impacts.

Nous devons répondre de toute urgence et collectivement à cette situation de crise, et le gouvernement américain organise son action autour de six grands axes d’intervention.

Tout d’abord, nous travaillons avec d’autres pour mobiliser des ressources afin de répondre aux besoins humanitaires urgents et de résoudre les perturbations immédiates du système d’approvisionnement agricole. Les États-Unis ont annoncé une aide alimentaire d’urgence de 2,8 milliards de dollars depuis le début de la guerre contre l’Ukraine. Et le crédit additionnel signé par le président en mai prévoit 4,3 milliards de dollars d’aide humanitaire supplémentaire.

Deuxièmement, nous travaillons avec d’autres pays pour limiter la pénurie mondiale d’engrais. Aux États-Unis, le président Biden a annoncé un investissement de 500 millions de dollars au titre de l’accroissement de la production nationale d’engrais ; nous travaillons avec d’autres grands producteurs d’engrais et les encourageons à prendre des mesures similaires ; et nous œuvrons avec des agences multilatérales pour aider les pays en développement à augmenter la production d’engrais et à les utiliser plus efficacement.

Troisièmement, nous investissons avec nos partenaires dans la capacité et la résilience agricoles par le biais de notre propre aide au développement avec des partenaires et des institutions multilatérales. Le programme américain Feed the Future est notre initiative phare dans ce domaine qui a par le passé fourni un milliard de dollars par an de financement pour cet effort, et le crédit supplémentaire que j’ai mentionné qui a été adopté en mai prévoit 760 millions de dollars de financement exceptionnel supplémentaire.

Quatrièmement, nous travaillons avec les institutions financières internationales pour amortir le choc macroéconomique de cette crise et l’impact sur les populations pauvres et les plus vulnérables. À l’insistance des États-Unis, ou devrais-je dire à la demande pressante des États-Unis et du G7, les institutions financières internationales ont préparé un plan d’action pour faire face à la question de la sécurité alimentaire mondiale.

Cinquièmement, nous entendons que cette question reste une priorité de l’agenda diplomatique. Le 18 mai, les États-Unis ont organisé un appel à l’action pour la sécurité alimentaire mondiale, un événement au niveau ministériel avec la participation de ministres des Affaires étrangères, de ministres de l’Agriculture et de ministres du Développement que nous avons organisé à New York pour rallier les pays et les organisations régionales et les inciter à prendre des mesures pour faciliter l’approvisionnement alimentaire mondial et accroître la résilience. Cette réunion ministérielle a permis d’aboutir à une feuille de route d’actions que près de 90 pays ont signée pour faire face à la crise mondiale actuelle de la sécurité alimentaire. Nous soutenons l’Alliance mondiale pour la sécurité alimentaire sous l’impulsion de l’Allemagne annoncée en mai, qui vise à partager des informations sur les besoins des pays et les réponses des donateurs et à coordonner les actions en faveur de la sécurité alimentaire mondiale.

Et puis le sixième élément ou sixième axe de travail correspond aux actions que nous menons pour stabiliser et stimuler la production agricole nationale pour les consommateurs américains, et il s’agit en particulier d’un ensemble de mesures annoncées par le président à cet effet.

Comme l’a annoncé Ned au début de cet appel, nous partirons pour Berlin pour – je rejoindrai le secrétaire Blinken en Allemagne, où nous retrouverons d’autres ministres des Affaires étrangères, des ministres de l’Agriculture, des ministres du Développement, à l’occasion d’une conférence ministérielle à Berlin intitulée « Unis pour la sécurité alimentaire mondiale », qui se tiendra le vendredi 24 juin. Et lors de cette réunion, nous nous efforcerons de tirer parti du travail que nous avons commencé à New York en termes de mobilisation des pays donateurs, des pays bénéficiaires, des organisations multilatérales afin de faire face à et trouver des solutions pour remédier à  l’insécurité alimentaire qui résulte de la guerre brutale et non provoquée de la Russie contre l’Ukraine ainsi que des effets d’autres conflits, du changement climatique, de la COVID et aux défis de la chaîne d’approvisionnement susceptibles de permettre de résoudre ce problème.

Merci beaucoup, et je répondrai avec plaisir à vos questions.

M. PRICE : Très bien. Nous avons maintenant la possibilité de poser des questions. Opérateur, pouvez-vous répéter les instructions pour poser une question.

OPÉRATEUR : Certainement. Mesdames et Messieurs, encore une fois, si vous souhaitez poser une question, veuillez appuyer sur le 1 puis le 0 sur votre clavier téléphonique. Un instant, s’il vous plaît, pour la première question.

M. PRICE : Merci beaucoup. Juste un rappel : cet appel concerne la réunion ministérielle à venir à Berlin. C’est avec plaisir que nous répondrons à ces questions. Nous allons commencer par la ligne de Nick Schifrin de PBS.

OPÉRATEUR : M. Schifrin, votre ligne est ouverte.

QUESTION : Bonjour. Merci pour cet appel. Question : les États-Unis ont-ils pris des mesures pour résoudre certains des problèmes que les entreprises rencontreraient pour payer pour les engrais russes ? De toute évidence, il n’y a pas d’interdiction d’exportation des engrais russes, mais l’ONU reconnaît que certaines des sanctions causent des problèmes et réduisent la capacité de transport des engrais russes dans le monde.

Et je voulais vous poser des questions sur la Turquie, si vous pensez qu’elle a été utile pour discuter avec la Russie de son rôle militaire dans le déminage éventuel du port d’Odessa, et en général si elle a aidé sur cette question globalement. Merci.

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT TOLOUI : Nick, merci beaucoup pour cette question. Ramin Toloui ici. Premièrement, je veux qu’il soit très clair que les États-Unis sont – les États-Unis ne sanctionnent pas les exportations de céréales, de produits agricoles, d’engrais, de médicaments, etc. russes. Le – et ce n’est pas seulement le cas pour les restrictions commerciales, c’est aussi vrai pour les sanctions financières. Les États-Unis ont fourni ce qu’on appelle des licences générales qui permettent des transactions sur des produits de base agricoles qui seraient autrement interdites en vertu de nos sanctions.

C’est donc le premier point qui est extrêmement clair – qui doit être clair. Rien n’empêche la Russie d’exporter ses céréales ou ses engrais, sauf ses propres politiques et actions, et à cet égard – sur ce point, la Russie elle-même s’est imposée – elle s’est imposée à elle-même des restrictions sur les exportations de ses produits agricoles. Depuis février, la Russie a mis en place des restrictions à l’exportation, notamment des interdictions, des quotas et d’autres restrictions sur des produits tels que l’orge, le maïs, le seigle, le soja, les graines et l’huile de tournesol et le blé.

Maintenant, comme le suggère votre question, il existe certaines préoccupations en ce qui concerne un respect dit excessif des sanctions. Et à cette fin, il est important de dire que les États-Unis ne veulent pas qu’il existe des freins à la capacité des pays, des entreprises, à acheter de la nourriture russe, des engrais russes, et pour que ces marchandises accèdent aux marchés internationaux. En cas de difficultés pour mener à bien ces transactions, qui sont autorisées, nous encourageons les pays à contacter le département du Trésor, notamment le Bureau de contrôle des actifs étrangers (OFAC), les ambassades américaines locales, afin que nous puissions travailler avec eux sur ces questions.

Donc, le régime des sanctions, encore une fois, était à l’origine spécifiquement conçu pour exclure les aliments et les engrais. Nous ne voulons pas que la perception de restrictions – même s’il ne s’agit pas de restrictions réelles, mais de restrictions perçues – fasse obstacle au commerce de ces biens et à leur acheminement vers les populations du monde qui en ont besoin.

Et puis sur votre dernière – la dernière partie de votre question, sur la Turquie, nous savons que l’ONU travaille d’arrache-pied pour trouver un arrangement qui permettra la réouverture des ports ukrainiens, y compris Odessa. Nous y sommes entièrement favorables et souhaitons qu’il se concrétise. Nous poursuivrons une coordination étroite avec la délégation de l’ONU et le gouvernement ukrainien sur les moyens d’atténuer les impacts sur la sécurité alimentaire mondiale de la guerre de Poutine en Ukraine.

M. PRICE : Nous allons passer à la ligne de Missy Ryan.

OPÉRATEUR : Mme Ryan, votre ligne est maintenant ouverte.

QUESTION : D’accord. Merci beaucoup. J’apprécie vraiment votre participation à cet appel. J’ai juste une précision et ensuite une question. Ma question est liée à la Chine, et désolée, mon – l’appel a été coupé pour moi pendant une minute ou deux, alors j’espère que je n’ai pas manqué ça. Pouvez-vous nous parler un peu de la conversation avec la Chine au sujet de la crise alimentaire et de sa capacité à contribuer à en atténuer les effets, et également compte tenu de sa relation actuelle avec la Russie en ce moment ?

Et puis juste pour faire suite à la question sur – la réponse que vous avez donnée à Nick sur les sanctions, pouvez-vous juste nous parler – y a-t-il quelque chose de plus que vous pourriez dire – une réponse pour réfuter les accusations de la Russie selon lesquelles ce sont les sanctions américaines et alliées qui sont en fait à l’origine de la crise alimentaire ? Merci.

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT TOLOUI : Eh bien, merci beaucoup pour cette question. Je veux dire, tout d’abord – tout d’abord, c’est avec plaisir que nous travaillerons avec tous les partenaires éventuels pour relever ces défis mondiaux en matière de sécurité alimentaire. Nous croyons fermement que c’est quelque chose qui nous affecte tous et que tous les pays ont un rôle à jouer pour y remédier. Nous avons été déçus que la Chine n’ait pas – ait choisi de ne pas assister à la réunion ministérielle que le secrétaire Blinken a organisée à New York en mai. Malgré cela, nous sommes prêts à travailler avec tous les pays pour essayer de remédier à l’insécurité alimentaire dans le monde.

En ce qui concerne la lutte contre la désinformation russe, il s’agit d’un problème beaucoup plus vaste qui ne se limite pas à la sécurité alimentaire, et je suis sûr que Ned peut parler de ce travail d’une manière plus générale. Je peux dire que du point de vue de la sécurité alimentaire, le mieux que nous puissions faire est de faire connaître les faits en ce qui concerne l’exclusion de la nourriture de nos sanctions ; de dire très clairement ce que j’ai dit, que s’il existe des obstacles au commerce des marchandises – au commerce des aliments et des engrais, nous sommes prêts à aider les pays et les entreprises à les surmonter ; et de signaler et de mettre en évidence la manière dont les actions militaires de la Russie ont directement interrompu le flux de produits agricoles vitaux en provenance de la région de la mer Noire dont les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord dépendent si fortement. Et donc nous continuerons à insister sur ces faits.

Le lendemain de la réunion ministérielle sur la sécurité alimentaire à New York, le 19 mai, le secrétaire Blinken a organisé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU axée sur cette question précise, et son discours à cette occasion énumérait les nombreuses façons dont les actions militaires russes ont perturbé l’accès au marché des marchandises ukrainiennes – des produits alimentaires et agricoles.

M. PRICE : Nous allons passer à la ligne de Michelle Nichols, s’il vous plaît.

OPÉRATEUR : Mme Nichols, votre ligne est ouverte.

QUESTION : Merci. Merci beaucoup pour le point de presse. Juste une question de suivi, en fait, sur les questions précédentes sur cette tentative de l’ONU de négocier un accord, évidemment avec l’aide de la Turquie. En ce qui concerne l’émission de lettres d’intention pour les exportations russes d’aliments et d’engrais dont l’ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU a parlé tout à l’heure, en avez-vous réellement émises ?

Et puis, en ce qui concerne les exportations ukrainiennes de céréales par la mer Noire, si cet accord se concrétise, qu’est-ce qui est discuté entre les États-Unis et leurs alliés pour essayer d’encourager et de convaincre les compagnies maritimes et d’assurance d’expédier ces exportations par une voie maritime où on leur dit qu’il n’y a pas de mines ? Merci.

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT TOLOUI : Merci beaucoup pour cette question. En ce qui concerne la question mécanique des lettres d’intention, permettez-moi de vous référer au département du Trésor à ce sujet. Je peux dire que dans la communication que je viens de présenter et dans d’autres communications, nous avons souligné ce message selon lequel – à la fois aux entreprises, aux pays, etc. – nos sanctions ne s’appliquent pas à la nourriture et aux engrais – et nous ne voulons pas qu’elles s’appliquent aux aliments et aux engrais de manière informelle – et je vous renverrai au Trésor et à l’OFAC pour en savoir plus.

En ce qui concerne – je pense que vous demandiez de quelles actions supplémentaires nous avons discuté avec nos alliés dans le cadre des entretiens qui ont lieu en Turquie. Je n’ai vraiment rien à ajouter là-dessus étant donné l’état d’avancement de ces discussions.

Je dois dire que l’objectif que nous allons avoir à Berlin vendredi est beaucoup plus large. C’est, bien sûr, très important pour cet axe de travail – l’acheminement des céréales ukrainiennes vers les marchés mondiaux est un objectif incroyablement important, mais ce n’est que l’un d’entre eux, l’un des thèmes dont nous discuterons à Berlin. Nous discuterons également d’autres mesures pour acheminer des céréales ailleurs dans le monde vers les populations vulnérables grâce à notre aide humanitaire conjointe, des modalités d’accroissement des approvisionnements en engrais et de l’efficacité de leur déploiement, de l’investissement dans la résilience agricole et la capacité à faire face aux problèmes que l’envoyé spécial Fowler a mentionnés tout au début en ce qui concerne l’impact du climat sur la sécurité alimentaire mondiale.

Et donc l’objet des réunions de Berlin est vraiment cet ordre du jour large et de rassembler non seulement les pays qui fournissent de l’argent, donnent de l’argent, produisent les aliments, mais aussi les pays qui ont des besoins, pour leur donner l’opportunité d’articuler ces besoins et de participer à la conception des solutions à ce problème incroyablement important.

M. PRICE : Nous avons le temps pour une ou deux dernières questions. Jennifer Hansler, CNN.

OPÉRATEUR : Mme Hansler, votre ligne est ouverte.

QUESTION : Bonjour, merci pour cet appel. Deux questions. Les pays du Golfe ou de certaines parties de l’Afrique qui ressentiront le plus intensément cette crise seront-ils impliqués dans ces conversations à Berlin ? Et depuis que le secrétaire a convoqué cette réunion à l’ONU, y a-t-il eu des progrès dans la recherche d’une voie viable pour faire sortir ces céréales ou des options qui ont été complètement exclues ?

Et puis, si vous le permettez, le président Biden a mentionné la construction de silos en Pologne, par exemple, pour conserver une partie de ces céréales. Où en est ce projet ? Merci.

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT TOLOUI : Merci pour cette question. En ce qui concerne la liste définitive des invités, je vous renvoie à l’Allemagne pour la liste des pays qui étaient – qui sont impliqués. Je dois noter que lors de la réunion ministérielle que le secrétaire Blinken a organisée à New York, plusieurs pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne étaient présents, car ils font partie des pays les plus touchés. Et donc ils faisaient vraiment partie du groupe que nous – et des discussions que nous avons tenues à New York en mai.

Pour ce qui est des moyens supplémentaires pour acheminer les céréales ukrainiennes vers les marchés mondiaux, les États-Unis travaillent en étroite collaboration avec l’Union européenne en ce qui concerne l’élargissement de l’accès aux routes terrestres à cet effet. Et comme nous l’avons déjà dit, il y a cette initiative des Nations unies pour faire passer les céréales par Odessa.

Et plus généralement, je devrais dire, nous examinons plusieurs moyens d’aider l’Ukraine, les autres obstacles logistiques à l’acheminement des céréales ukrainiennes. Par exemple, le département de l’Agriculture des États-Unis travaille en étroite collaboration avec les Ukrainiens pour s’assurer qu’ils disposent de l’équipement dont ils ont besoin et nécessaire à la certification, au pesage et à d’autres types d’exigences réglementaires sur – pour les produits ukrainiens.

Et je n’ai pas plus de détails pour le moment sur des projets spécifiques, en particulier des installations de stockage de nourriture, mais nous continuons à travailler avec des partenaires européens pour trouver des moyens d’acheminer les céréales ukrainiennes vers ceux qui en ont besoin.

M. PRICE : Nous allons prendre une dernière question de Teresa Welsh.

OPÉRATEUR : Mme Welsh, votre ligne est ouverte.

QUESTION : Bonjour à tous. Merci beaucoup. Vous avez mentionné que l’objectif de la réunion de vendredi est de mobiliser des actions supplémentaires de la part des gouvernements et des organisations internationales. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur ce que vous entendez par là ? Vous recherchez des engagements financiers ? Cherchez-vous à programmer des réunions supplémentaires, ou peut-être une conférence de donateurs ? Merci.

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT TOLOUI : Je pense que c’est une combinaison de choses. Nous solliciterons et encouragerons des contributions financières supplémentaires, qu’elles se matérialisent lors de cette réunion ou dans les semaines qui suivront, pour répondre aux besoins des organisations humanitaires telles que le Programme alimentaire mondial, et pour mobiliser également les ressources des donateurs bilatéraux et des institutions financières internationales et de leurs programmes d’aide au développement.

Ensuite, nous entendons également discuter de mécanismes permettant d’assurer le suivi de ces engagements et, plus généralement, de veiller à un contrôle politique des actions en cours pour vérifier que le problème est bien défini et que les différentes étapes de la résolution du problème sont mises en œuvre.

Et je verrai si mon – si quelqu’un d’autre autour de la table a quelque chose à ajouter à cela, mais le but de ces réunions de Berlin est de passer de l’appel à l’action à New York à une tentative de conception plus précise des contours de cette réponse et de mettre en place des mécanismes pour assurer sa mise en œuvre à l’avenir.

M. PRICE : Eh bien, merci beaucoup à nos intervenants. Merci beaucoup à tous d’avoir appelé, et nous aurons l’occasion de vous parler dans les prochains jours. Merci beaucoup.


Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/special-envoy-for-global-food-security-cary-fowler-assistant-secretary-for-economic-and-business-affairs-ramin-toloui-and-deputy-director-for-western-europe-bureau-of-european-and-eurasian-affai/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future