Département d’État
Antony J. Blinken, secrétaire d’État
Le 6 décembre 2023
Communiqué de presse

Depuis le début des combats le 15 avril, les Forces armées soudanaises (FAS) et les forces de soutien rapide (FSR) ont déchaîné une violence effroyable, semant mort et destruction dans tout le Soudan. Les civils sont les principales victimes de ce conflit inutile. Des détenus ont été maltraités et certains tués dans les sites de détention des FAS et des FSR. Dans tout le Soudan, les FSR et les milices alliées terrorisent les femmes et les jeunes filles par le recours à la violence sexuelle, les attaquant chez elles, les enlevant dans la rue ou s’en prenant à celles qui tentaient de fuir pour réfugier de l’autre côté de la frontière. Comme un écho terrifiant au génocide qui a débuté il y a près de 20 ans au Darfour, nous assistons à une explosion de violence ciblée contre certaines des communautés de ces mêmes survivants. Des civils masalit ont été pourchassés et laissés pour morts dans les rues, leurs maisons ont été incendiées et on leur a dit qu’il n’y avait pas de place pour eux au Soudan.

Sur la base de l’analyse minutieuse du droit et des faits disponibles effectuée par le département d’État, j’ai établi que des membres des Forces armées soudanaises et des FSR ont commis des crimes de guerre au Soudan. J’ai également établi que des membres des FSR et des milices alliées ont commis des crimes contre l’humanité ainsi que des actes de nettoyage ethnique.

L’extension du conflit inutile entre les Forces de soutien rapide et les Forces armées soudanaises cause de graves souffrances humaines. Ces forces doivent mettre un terme à ce conflit, respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et des droits de la personne, et demander des comptes aux responsables des atrocités commises. Elles doivent également respecter leurs engagements à autoriser une aide humanitaire sans entrave et à mettre en œuvre des mesures de confiance susceptibles de conduire à une cessation durable des hostilités. Les armes et les fonds qui affluent vers les parties belligérantes ne font que prolonger un conflit pour lequel il n’existe pas de solution militaire acceptable.

Cette détermination apporte de la force et une urgence renouvelée aux efforts africains et internationaux visant à mettre fin à la violence, à faire face à la crise humanitaire et aux violations des droits de la personne, et à œuvrer en faveur d’une véritable justice pour les victimes et les communautés affectées, qui mette fin à des décennies d’impunité. La décision prise aujourd’hui n’exclut pas la possibilité de décisions ultérieures lorsque des informations supplémentaires sur les actions des parties seront disponibles. Les États-Unis ont la volonté de tirer parti de cette détermination et d’utiliser les outils disponibles pour mettre fin à ce conflit et aux atrocités et autres abus qui privent le peuple soudanais de liberté, de paix et de justice.


Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/war-crimes-crimes-against-humanity-and-ethnic-cleansing-determination-in-sudan/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future