La Maison-Blanche
Le 16 mai 2022

De nouvelles politiques permettront de renforcer notre partenariat économique et d’actualiser les règles de l’économie mondiale

Lisez la déclaration commune États-Unis-UE ici.

Le Conseil du commerce et des technologies (CCT) entre les États-Unis et l’Union européenne a tenu sa deuxième réunion ministérielle à Paris-Saclay, en France, les 15 et 16 mai 2022. Les coprésidents américains, à savoir Antony J. Blinken, secrétaire d’État, Gina Raimondo, secrétaire au Commerce, et Katherine Tai, représentante au Commerce des États-Unis, ont rencontré les coprésidents de l’UE, à savoir Margrethe Vestager et Valdis Dombrovskis, vice-présidents exécutifs de la Commission européenne, afin d’examiner les progrès accomplis, de s’entretenir avec une série d’acteurs américains et européens et de promouvoir la coopération transatlantique et les approches démocratiques en matière de commerce, de technologie et de sécurité qui bénéficient aux citoyens des deux côtés de l’Atlantique.

Grâce aux liens étroits et durables qui unissent les États-Unis et l’Union européenne, nous avons résolu des problèmes bilatéraux de longue date, tels que des désaccords sur les droits de douane, et nous avons mis à profit la force de notre partenariat pour lutter contre les pratiques non marchandes qui faussent les échanges et pour réagir rapidement à la guerre de Poutine par des mesures de contrôle des exportations et des sanctions sans précédent. Sur la base de ces succès, les États-Unis et l’Union européenne, qui abritent 780 millions de personnes partageant des valeurs démocratiques communes et dont la relation économique est la plus importante au monde, feront progresser le programme du CCT sur un certain nombre de politiques et d’initiatives essentielles en matière de commerce et de technologies qui visent à renforcer nos économies bilatérales, relever les défis géopolitiques actuels et actualiser les règles de l’économie mondiale.

Les groupes de travail du CCT approfondissent la coopération entre les États-Unis et l’Union européenne en élargissant l’accès aux outils numériques pour les petites et moyennes entreprises et en sécurisant les chaînes d’approvisionnement essentielles telles que celles en semi-conducteurs. Ils collaborent étroitement sur les normes technologiques émergentes, les objectifs en matière de climat et de technologies propres, la gouvernance des données et les plateformes technologiques, la sécurité et la compétitivité des services de technologies de l’information et de la communication (TIC), et l’utilisation abusive des technologies menaçant la sécurité et les droits humains. Les groupes de travail du CCT coordonnent également les contrôles des exportations, la sélection des investissements et les risques de sécurité, ainsi qu’une série de défis commerciaux mondiaux, notamment la lutte contre l’impact néfaste des politiques et pratiques contraires aux principes de marché qui faussent les échanges sur le développement technologique et la compétitivité dans les secteurs prioritaires communs. Pour veiller à ce que les dialogues gouvernementaux s’appuient sur les larges perspectives des communautés des États-Unis et de l’Union européenne, les groupes de travail du CCT poursuivent un dialogue approfondi avec un large éventail de parties prenantes, en particulier le secteur de l’industrie, les organisations syndicales, les groupes de réflexion, les organisations à but non lucratif, les groupes environnementaux, les universitaires et autres membres de la société civile.

Au cours de leur réunion ministérielle, les coprésidents américains et européens du CCT ont passé en revue les résultats générés par les groupes de travail conjoints et ont annoncé les résultats clés qui suivent :

·         Un échange d’informations plus approfondi sur les exportations de technologies critiques américaines et européennes, avec un accent initial sur la Russie et d’autres acteurs susceptibles de contrevenir aux sanctions, la coordination des politiques d’octroi de licences des États-Unis et de l’Union européenne et la coopération avec des partenaires au-delà des États-Unis et de l’Union européenne ;

·         L’élaboration d’une feuille de route conjointe sur les outils d’évaluation et de mesure en vue d’une gestion fiable de l’intelligence artificielle et des risques, ainsi qu’un projet commun sur les technologies favorisant la protection de la vie privée ;

·         La création d’un mécanisme d’information sur la normalisation stratégique entre les États-Unis et l’Union européenne pour permettre le partage d’informations sur l’élaboration de normes internationales ;

·         Un système d’alerte précoce pour mieux prévoir les perturbations potentielles de la chaîne d’approvisionnement en semi-conducteurs et y réagir, ainsi qu’une approche transatlantique de l’investissement dans les semi-conducteurs visant à garantir la sécurité de l’approvisionnement et à éviter les courses aux subventions ;

·         Un groupe de travail dédié à la promotion de l’utilisation de fournisseurs TIC de confiance/ à haut risque réduit par le financement de déploiements dans des pays tiers ;

·         Un nouveau cadre de coopération sur les questions liées à l’intégrité de l’information dans les crises, en particulier sur les plateformes numériques, en mettant l’accent sur les problèmes actuels liés à l’agression russe, notamment les actions de la Russie visant à manipuler et à censurer l’information ;

·         Un dialogue sur le commerce et le travail axé sur les parties prenantes pour discuter des options politiques visant à promouvoir les droits du travail reconnus à l’échelle internationale et à aider les travailleurs et les entreprises à réussir leurs transitions numériques et vertes, à rester compétitifs à l’échelle mondiale et à bénéficier d’une prospérité large et inclusive ;

·         Un dialogue précoce sur les préoccupations commerciales communes concernant les mesures ou initiatives des pays tiers et un mécanisme de consultation à un stade précoce concernant les barrières bilatérales susceptibles de désavantager l’économie transatlantique ;

·         Un dialogue politique visant à développer des réponses aux défis mondiaux en matière de sécurité alimentaire causés par l’agression russe en Ukraine ;

·         Un guide USA-EU  des meilleures pratiques en matière de cybersécurité pour les petites et moyennes entreprises dont les activités sont touchées de manière disproportionnée par les cybermenaces.


Voir le contenu d’origine : https://www.whitehouse.gov/briefing-room/statements-releases/2022/05/16/fact-sheet-u-s-eu-trade-and-technology-council-establishes-economic-and-technology-policies-initiatives/ 

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future