Département d’État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 6 septembre 2023
Fiche d’information

Cette semaine, l’envoyé spécial du président pour le climat, John Kerry, et des responsables de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), du département de l’Énergie et de la Société de financement du développement international des États-Unis (DFC) ont participé au Sommet africain sur le climat qui a réuni des dirigeants, des ministres, et des représentants de la société civile de pays de l’ensemble de l’Afrique pour faire face à la crise climatique. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre des engagements pris par le président Biden lors du sommet des dirigeants États-Unis-Afrique de décembre 2022 à Washington.

Les principales annonces du sommet de cette semaine sont, entre autres :

  • 30 millions de dollars en appui aux initiatives [1] dans le cadre du Plan présidentiel d’urgence pour l’adaptation et la résilience (PREPARE) en Afrique :
    • Les États-Unis entendent fournir 20 millions de dollars supplémentaires au Programme d’accélération de l’action pour la sécurité alimentaire de l’Initiative pour l’adaptation en Afrique (AAI), ce qui accélérera et amplifiera considérablement les investissements du secteur privé pour une sécurité alimentaire résiliente au changement climatique en Afrique. Grâce au soutien des États-Unis, l’Accélérateur contribuera à identifier, structurer et réduire les risques d’un pipeline d’investissements transformateurs en vue de l’adaptation pour la sécurité alimentaire, et ainsi à débloquer des capitaux privés déjà prêts à l’investissement dans ces solutions innovantes, de la logistique de stockage frigorifique à une agriculture et des processus agroindustriels résilients au climat. Cela portera notre financement total du Programme d’accélération de l’action pour la sécurité alimentaire de l’AAI à 45 millions de dollars.
    • Les États-Unis prévoient également de fournir 10 millions de dollars supplémentaires au mécanisme d’assistance technique CRAFT, qui contribuera à mettre en valeur les opportunités sur le marché des technologies et solutions résilientes au climat permettant de faciliter la gestion des risques pour la sécurité alimentaire, et à réduire les risques correspondants.
    • Ces 30 millions de dollars viennent s’ajouter aux 100 millions de dollars annoncés en juillet 2023 pour favoriser une sécurité alimentaire résiliente au climat dans le cadre de la Vision pour des cultures et des sols adaptés (VACS), qui vise à accroître la productivité agricole et la nutrition au moyen de la mise au point de variétés de cultures diverses et résilientes au climat et d’actions en faveur de la santé des sols, et se focalise dans un premier temps spécifiquement sur l’Afrique.
  • Mobilisation d’investissements pour des solutions climatiques africaines :
    • Par l’intermédiaire de la DFC, les États-Unis ont approuvé un investissement en capital de jusqu’à 25 millions de dollars dans Novastar Africa People + Planet, un fonds de capital-risque de 250 millions de dollars qui réalisera des investissements de démarrage dans des entreprises innovantes qui utilisent des technologies nouvelles et existantes pour faire face au changement climatique, soutenir l’agriculture et favoriser la résilience climatique dans toute l’Afrique subsaharienne. Ce fonds investira dans des entreprises africaines innovantes présentant à la fois un potentiel de croissance rapide et une capacité significative à atténuer le changement climatique et ses impacts sur l’agriculture ou à s’y adapter.
    • Par l’intermédiaire du Fonds Enterprises for Development, Growth, and Empowerment (EDGE) de l’USAID, les États-Unis investiront 2,5 millions de dollars dans le Cooperative Carbon Finance Fund d’Acorn comme première tranche de perte, réduisant ainsi les risques liés aux investissements dans la finance carbone et ouvrant l’accès au marché volontaire du carbone, ce qui permettra au fonds d’atteindre son objectif de catalyser 110 millions de dollars pour aider les petits exploitants agricoles à faire la transition vers une agriculture adaptée et résiliente face au changement climatique.
    • Par l’intermédiaire de l’USAID et de Prosper Africa, les États-Unis investiront au total 1,75 million de dollars dans deux fonds d’investissement à impact, EG Capital et BHA Capital, dans le but de mobiliser 130 millions de dollars pour aider les communautés à renforcer leur résilience aux risques climatiques.
  • Plus de 200 millions de dollars de financement pour élargir l’accès aux énergies renouvelables en Afrique grâce aux initiatives de la DFC et de l’USAID :
    • Par l’intermédiaire de la DFC, les États-Unis ont accordé un prêt direct de 100 millions de dollars à Mirova SunFunder pour le Fonds Mirova Gigaton de 500 millions de dollars dans le domaine de l’énergie propre hors réseau sur le continent africain. Le fonds financera des projets d’énergie propre distribuée pour élaborer des solutions respectueuses du climat en réponse à la demande croissante d’énergie dans les pays en développement. Le fonds devrait accroître l’accès à une énergie solaire hors réseau fiable et économique pour des dizaines de millions de personnes à faible revenu, principalement en Afrique subsaharienne.
    • Par l’intermédiaire de la DFC, les États-Unis financent une couverture d’assurance contre les risques politiques à hauteur de 50 millions de dollars de Greenlight Planet pour faciliter la distribution et le financement de solutions de systèmes solaires hors réseau abordables de haute qualité pour les ménages et les petites entreprises du Nigeria. Le modèle PAYGO (prépayé) de Greenlight favorise l’inclusion financière pour les énergies renouvelables, en fournissant un produit de financement qui permet un meilleur accès aux énergies renouvelables pour les communautés des zones rurales qui sont à la fois sous-électrifiées et non bancarisées.
    • Par l’intermédiaire de la DFC, les États-Unis ont investi 40 millions de dollars en capitaux propres dans l’Africa Renewable Energy Fund II (AREF II), un fonds de capital-investissement de 300 millions de dollars axé sur le développement, la construction et l’exploitation d’actifs dans le domaine de l’énergie propre en Afrique subsaharienne. AREF II, le deuxième fonds africain géré par Berkeley Energy, cible les investissements dans les énergies renouvelables, notamment les projets hydroélectriques au fil de l’eau, éoliens et solaires, ainsi que les opportunités de stockage par batteries.
    • Par l’intermédiaire de Power Africa, les États-Unis investiront 4,8 millions de dollars pour promouvoir des activités dans le cadre du plan d’investissement du Just Energy Partnership de l’Afrique du Sud, en partenariat avec la Fondation des États-Unis pour le développement en Afrique et les départements de l’Énergie, du Commerce et d’État.
    • Power Africa investira 6,3 millions de dollars dans le Fonds pour l’énergie durable pour l’Afrique de la Banque africaine de développement, sous réserve de notification du Congrès, pour renforcer l’accès à l’électricité et 2,7 millions de dollars dans la Facilité africaine de soutien juridique pour dispenser des conseils sur les opérations dans le domaine de l’énergie propre, sur la base de plus de dix ans de financement de chaque fonds.
  • Investissement dans la préservation des écosystèmes :
    • L’USAID investira 2,1 millions de dollars pour améliorer la résilience climatique des côtes et des pêcheries en Tanzanie dans le cadre de l’activité Heshimu Bahari (respecter l’océan) actuellement mise en œuvre.
    • L’USAID investira 8 millions de dollars initiaux pour lancer Tumaini Kupitia Vitendo (l’espoir par l’action), un partenariat de cinq ans avec le Jane Goodall Institute pour améliorer la gestion des ressources naturelles par le gouvernement, les villages et les parties prenantes en Tanzanie.
    • L’USAID investira un montant initial de 1,2 million de dollars pour lancer PLANETA, une plateforme visant à faciliter les investissements dans la restauration des écosystèmes et à faire en sorte que l’environnement soit plus favorable aux marchés du carbone au Mozambique.
  • Investissement dans la résilience urbaine :
    • Par l’intermédiaire de Development Innovation Ventures, l’USAID prévoit d’investir 1,5 million de dollars pour élargir l’accès à des transports publics propres et écologiques en aidant la société kenyane de transport par bus électrique BasiGo à s’étendre au Rwanda.
    • L’USAID a officiellement entrepris des actions de soutien au C40 Cities Finance Facility (CFF) dont le financement a été annoncé en juin. La contribution de l’USAID contribue à favoriser la focalisation du CFF sur l’adaptation, notamment en aidant deux villes sud-africaines à mettre en œuvre des solutions basées sur la nature pour atténuer les risques d’inondation.
  • Investissement dans le leadership climatique du Kenya :
    • L’USAID a investi 1,4 million de dollars pour aider le gouvernement du Kenya à développer son plan d’activation du marché du carbone et son cadre réglementaire et juridique autour du carbone.
    • L’USAID a officiellement élargi son initiative Clean Air Catalyst à Nairobi. Il s’agit de l’initiative phare de l’USAID pour réduire la pollution de l’air également actuellement mise en œuvre à Jakarta, en Indonésie, et à Indore, en Inde. L’USAID investira 2,9 millions de dollars pour aider les dirigeants des gouvernements locaux des trois villes à réduire la pollution de l’air provenant des principales sources telles que les transports et la combustion des déchets.
  • Investissement dans la résilience climatique pour les réfugiés, les migrants et les communautés d’accueil au Kenya :
    • Les États-Unis prévoient d’apporter une contribution de 4 millions de dollars pour financer un nouveau programme de l’Organisation internationale pour les migrations visant à soutenir les migrants et les réfugiés au Kenya.
    • Ce programme favorisera la résilience des migrants, des réfugiés et de leurs hôtes kenyans face aux aléas climatiques dans les comtés de Garissa et Turkana, grâce à une aide à l’adaptation des moyens de subsistance agricoles, à l’amélioration des systèmes de données et à des outils pour répondre aux besoins humanitaires de base et accroître la résilience des populations déplacées par le climat.

[1] Financement des deux initiatives sous réserve de l’achèvement des procédures nationales.


Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/united-states-announces-key-investments-during-africa-climate-summit/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future