Département d’État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 21 janvier 2022
Point de presse spécial par téléconférence

MODÉRATRICE : Bonsoir, bon vendredi, et merci à tous d’être avec nous cet après-midi. Ce point de presse téléphonique a pour but de faire le point sur la dernière réunion virtuelle des ministres des Affaires étrangères sur Haïti. Pour rappel, cet appel est officiel, mais sa teneur est sous embargo jusqu’à sa conclusion.

J’ai le plaisir de me trouver en compagnie de [Haut responsable du département d’État] qui nous présentera aujourd’hui des informations. Tout d’abord, [Haut responsable du département d’État] nous donnera un aperçu de la réunion, puis nous prendrons vos questions. Je vais maintenant céder la parole à [Haut responsable du département d’État] pour quelques propos liminaires.

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Merci beaucoup. Je suis très satisfait de la réunion au niveau ministériel au cours de laquelle la sous-secrétaire d’État Wendy Sherman a représenté les États-Unis ce matin. Nous avons eu une longue conversation approfondie sur la situation actuelle en Haïti, les engagements de la communauté internationale à soutenir le peuple haïtien, les défis auxquels le peuple haïtien est confronté et la marche à suivre pour Haïti.

Cette réunion ministérielle était dirigée par la ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, et le gouvernement canadien a, je crois, publié son allocution et la déclaration de la présidente de la réunion. Je vous renvoie donc à ces documents si vous ne les avez pas vus.

Je prends note de la large participation de la communauté internationale. Vingt-quatre hauts fonctionnaires différents, dont la majorité des ministres, se sont joints à la réunion. Le Canada a ouvert la séance, en promettant en fait 50 millions de dollars canadiens de nouveaux fonds pour soutenir Haïti, mais il y a un certain nombre d’autres interventions en aide au peuple haïtien : des domaines clés que les donateurs ont examinés, en particulier la sécurité et le soutien à la police nationale d’Haïti, ainsi que d’autres services d’urgence en Haïti comme les services de lutte contre l’incendie et de santé.

Les conversations ont souligné l’importance pour les Haïtiens de se rassembler autour d’une vision unifiée et partagée pour l’avenir afin d’aboutir à un consensus politique qui permettra à Haïti d’organiser des élections et de revenir à un régime pleinement constitutionnel et démocratique. Le Premier ministre d’Haïti, Ariel Henry, a participé à la première partie de la réunion ministérielle, puis d’autres responsables haïtiens ont participé à l’autre moitié de la conversation.

Le Premier ministre a réitéré sa volonté de parvenir à un consensus politique et à une vision commune de la voie à suivre. Les Nations unies ont également participé, notamment au niveau de la vice-secrétaire générale, Amina Mohammed, et un certain nombre d’autres hauts fonctionnaires de l’ONU étaient présents. Les Nations unies soutiennent cet effort par le biais de conférences de donateurs axées sur la sécurité et le développement et de paniers de contributions des donateurs, je suppose que ce serait une meilleure façon de le dire.

L’Organisation des États américains a participé en la personne du secrétaire général Luis Almagro. L’OEA est déjà sur le terrain, en particulier dans le cadre d’un travail de coopération policière et de lutte contre la corruption largement financé par les États-Unis, et elle s’est engagée à poursuivre cet effort et à l’étendre avec des experts techniques et le gouvernement haïtien.

Je dois souligner qu’il existe déjà sur le terrain, en Haïti, plusieurs groupes de coordination qui s’emploient à veiller à la cohérence des efforts de la communauté internationale et à leur concertation, et à ce que les vues et les préoccupations du gouvernement haïtien et du peuple haïtien restent au premier plan de ces efforts de désescalade des conflits.

La réunion s’est tenue de 11h00 du matin aujourd’hui jusqu’à plus de 14h00, heure de l’Est, et j’ai été frappé par l’engagement sur l’ensemble du continent et dans le monde entier avec la participation d’Européens, de pays asiatiques et – en plus de ceux de notre propre continent, et la conviction universelle selon laquelle nous devons redoubler d’efforts pour aider le peuple haïtien.

Je vais m’arrêter là-dessus et c’est avec plaisir que je répondrai à vos questions.

MODÉRATRICE : Excusez-moi, monsieur l’opérateur, veuillez s’il vous plaît répéter les instructions afin que les journalistes sachent comment s’inscrire dans la file d’attente avant de commencer à répondre aux questions, ce serait formidable. Merci.

OPÉRATEUR : Bien sûr. Si vous souhaitez poser une question veuillez appuyer sur 1, puis 0. Il s’agit encore une fois du 1, puis 0.

MODÉRATRICE : Commençons par Matt Spetalnick de Reuters, s’il vous plaît.

QUESTION : Oui, monsieur. Merci beaucoup. Je me demande si vous pouvez donner une idée de la position actuelle des États-Unis sur le processus électoral bloqué en Haïti. Quel est le niveau de patience les États-Unis ? Combien de temps encore l’administration est-elle prête à donner à Henry pour conclure un accord avec les autres acteurs politiques et groupes de la société civile pour organiser des élections ?

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Merci. C’est une question à plusieurs volets et je vais essayer d’en aborder les différents éléments. La communauté internationale croit fermement que le processus électoral en Haïti doit être guidé par la situation sur le terrain – la situation sécuritaire, l’infrastructure électorale doit être en place pour que les élections soient organisées avec succès en Haïti. Plusieurs pays se sont engagés à aider le Conseil électoral provisoire d’Haïti dans le cadre de l’organisation technique des élections. Le Mexique, en particulier, s’est particulièrement illustré sur ce point.

Mais l’objectif final du Premier ministre est la tenue d’élections, a-t-il dit, dès qu’elles pourront être organisées au cours de cette année. Je pense qu’il incombe à la communauté internationale d’encourager et de faciliter la structure et l’environnement qui permettront cela tout en encourageant toutes les parties intéressées en Haïti à se rassembler autour d’une vision commune. Et ce thème a été repris à maintes et maintes reprises par différents participants à la réunion ministérielle.

MODÉRATRICE : Passons à Rosiland Jordan, s’il vous plaît.

QUESTION : Bonjour, vous m’entendez ?

MODÉRATRICE : Oui, nous vous entendons.

QUESTION : Super, merci beaucoup, [Haut responsable du département d’État]. Nous avons été contactés, pour ainsi dire, par divers membres de la diaspora haïtienne ici aux États-Unis, en particulier à Miami, mais aussi en remontant la côte Est. Et ils ont dit que parce qu’ils sont évidemment très préoccupés par la situation politique à Port-au-Prince et qu’ils sont préoccupés par les perspectives de réforme politique pour la tenue de nouvelles élections, leurs efforts pour essayer de dialoguer avec le gouvernement américain afin de faire connaître leurs inquiétudes et de faire part de leurs suggestions – ils disent qu’ils ont juste eu beaucoup de mal à entrer en contact. Et ils craignent que certaines voix sur l’avenir du peuple haïtien soient ignorées. Quelle action de sensibilisation le gouvernement américain met-il en œuvre en dans ce rôle de rassembleur, en essayant de rassembler les gens pour aider Haïti à surmonter vraiment les – ces deux dernières années qui ont été très, très difficiles pour le pays ? Merci.

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Eh bien j’ai rencontré en personne la diaspora haïtienne à Miami et à New York. J’ai rencontré virtuellement la diaspora à Boston et j’ai hâte de faire le suivi avec tous ces groupes. J’ai eu plusieurs réunions avec certaines organisations de la diaspora. Et mes collègues du département ont également eu séparément des conversations avec la diaspora en groupe et individuellement.

Nous croyons profondément que la diaspora haïtienne peut apporter des idées et des suggestions très importantes pour notre approche politique à Haïti. Je soulignerais de manière plus large que c’est une priorité pour moi et pour cette administration de dialoguer avec ces groupes de la diaspora de l’ensemble de notre continent sur nos approches politiques dans les Amériques, et c’est quelque chose que je trouve extrêmement précieux. Nous poursuivrons notre sensibilisation et nos échanges avec eux à l’avenir. Et les nombreuses voix de la diaspora sont souvent d’accord, mais elles ne sont pas toujours d’accord sur tous les points, et c’est normal. C’est parfaitement compréhensible.

Donc le – je voudrais juste noter qu’il n’y a pas un seul point de vue de la diaspora. Il existe de multiples perspectives, et nous les apprécions et nous les intégrons à notre approche politique.

MODÉRATRICE : Passons à Jackie Charles du Miami Herald, s’il vous plaît.

QUESTION : Merci pour cet appel. Pouvez-vous nous fournir des détails sur les États-Unis et ce qu’ils mettent sur la table, concrètement ? Et aussi, Haïti se dirige clairement vers une transition, et par le passé, la communauté internationale a été réticente à fournir une aide financière quelconque. Pouvez-vous nous donner un ordre d’idée quant à l’ampleur de l’aide que ce pays peut attendre ou recevra au cours des prochains mois alors qu’il se prépare à traverser une période très difficile ?

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Les États-Unis ont donc été le premier bailleur de fonds pour Haïti, et nous faisons beaucoup sur la sécurité en particulier, mais aussi dans d’autres domaines. Je vais juste noter certaines de nos contributions. Nous avons précédemment annoncé un financement supplémentaire de 15 millions de dollars pour la police nationale d’Haïti. Mais cela se traduit en plus de notre soutien préexistant par un passage de 9 à 16 experts dans le domaine de la police en 2022. Nous offrons une formation à l’équipe spéciale d’armes et de tactiques de la police nationale d’Haïti. Nous soutenons la police communautaire, les services correctionnels et les unités de sécurité des frontières. Le – nous avons livré 60 nouveaux véhicules et des centaines d’équipements de protection individuelle que nous avions précédemment promis. Et nous travaillons, comme je l’ai mentionné, avec l’OEA dans le cadre d’activités de police communautaire, de lutte contre la corruption et de prévention des gangs. Nous avons un programme correctionnel chargé de la surpopulation dans le système correctionnel haïtien. En ce qui concerne les efforts de reconstruction et liés aux tremblements de terre, nous avons fourni près de 100 millions de dollars d’aide par le biais de l’Agence des États-Unis pour le développement international, et ces programmes sont toujours en cours de mise en œuvre.

Les États-Unis, et je pense d’autres membres de la communauté internationale, s’efforcent de s’assurer que nous comprenons la vision du peuple haïtien et où l’aide doit aller, et c’est un processus continu. Mais parmi les choses que d’autres cherchent à faire, nous voyons un soutien, comme je l’ai noté, pour la police nationale haïtienne de la part du Chili, de l’Argentine, du Brésil. Le Japon, en particulier, a également offert une aide importante. Et du côté du développement, le Programme des Nations unies pour le développement organise spécifiquement une réunion des donateurs en février qui, je pense, apportera également une plus grande clarté sur les besoins et les ressources, et j’espère que les États-Unis, lorsque nous aurons cette compréhension plus claire, s’y joindront avec d’importantes ressources supplémentaires.

MODÉRATRICE : Passons s’il vous plait à Sandra LeMair.

QUESTION : Bonjour. Merci pour cet appel. Ma question est la suivante : le 7 février approche. C’est un grand rendez-vous pour Haïti. Certaines personnes craignent le chaos à cette date puisque c’est la date à laquelle Haïti était censée passer le pouvoir à un nouveau président démocratiquement élu. Ma question est donc la suivante : s’agit-il d’une préoccupation pour les États-Unis ? Et si les choses deviennent chaotiques, que sont prêts à faire les États-Unis ?

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Nous sommes donc en territoire légalement inexploré en Haïti depuis un certain temps, depuis l’assassinat tragique et brutal de l’ancien président Moïse. Le – d’un point de vue juridique, le mandat du Premier ministre n’est pas lié à celui du président. Je pense que ce que le peuple haïtien veut et attend, ce sont des efforts continus et une voie vers les élections et le rétablissement de la démocratie élective, et c’est ce à quoi le gouvernement haïtien travaille actuellement. C’est ce sur quoi travaille actuellement la communauté internationale. Et je ne pense pas que les Haïtiens moyens soient obsédés par la date du 7 février. De toute évidence, la communauté internationale veut s’assurer que la police nationale d’Haïti et les autres institutions haïtiennes sont prêtes à relever les grands défis sécuritaires auxquels ce pays est confronté, comme je l’ai expliqué jusqu’à présent, et continueront à faire bénéficier du soutien de la communauté internationale le gouvernement haïtien et le peuple haïtien.

MODÉRATRICE : Passons à la ligne de Maria Abihabib.

QUESTION : Bonjour. Merci. Les élections en Haïti ont donc été difficiles dans le passé, et toutes les élections ne sont pas de bonnes élections. Ce n’est pas parce que vous avez des élections que vous avez une démocratie forte. Nous avons vu cela maintes et maintes fois en Haïti, dans tout le Moyen-Orient, et cetera, et cetera, et cetera. L’accent mis par les États-Unis – l’accent singulier, semble-t-il – sur la tenue d’élections, même si cela pourrait être bien intentionné, je me demande simplement à quel point pensez-vous que la situation sécuritaire sur le terrain n’en vaut pas la peine – n’est pas propice à la tenue d’élections ? Le président Moïse a été élu avec 600 000 voix. Ce n’est pas grand-chose pour un pays de 11 millions d’habitants. Alors, à quel moment dites-vous que nous devons réellement améliorer la sécurité avant d’avoir des élections ? À quoi cela ressemblerait-il ? Qu’est-ce que les États-Unis s’engageraient à faire pour réellement essayer d’améliorer la sécurité au-delà de ce que vous venez de dire, en aidant à former la police haïtienne ? Je veux dire, y aura-t-il des engagements quelconques plus concrets ou tangibles ?

Et deuxièmement, à quel moment dites-vous d’accord, Ariel Henry, vous devez démissionner si les élections ne progressent pas, car c’est un homme qui n’a pas été choisi par le pays et qui peut ou non être impliqué dans le meurtre du président ? Merci.

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Donc, ce que j’ai dit plus tôt et ce que j’ai dit depuis mon premier jour à ce poste, c’est que les élections en Haïti devraient être subordonnées à des conditions. Il doit y avoir une sécurité adéquate pour permettre aux candidats de faire campagne, aux partis de tenir des rassemblements, pour que le conseil électoral provisoire s’acquitte de ses fonctions et pour que les électeurs puissent aller voter en toute sécurité. Ce sont les conditions que nous devons voir pour des élections d’un point de vue sécuritaire, et puis plus largement, il faut un consensus politique suffisant autour de la voie vers les élections.

Le – je ne pense pas qu’il y ait une limite de date fixe pour les élections, mais je crois que plus tôt nous serons en mesure de concrétiser ces conditions et les Haïtiens pourront se rendre aux urnes et choisir un nouveau gouvernement démocratique, mieux ce sera pour le peuple haïtien. Et nous, et d’autres membres de la communauté internationale continuons à apporter le soutien à la fois moral et économique et – le soutien pour atteindre ces objectifs, et nous transmettons le message sur l’importance d’aller dans cette direction à nos partenaires haïtiens, chaque jour, y compris lors de presque chaque intervention au cours de la réunion ministérielle d’aujourd’hui.

MODÉRATRICE :  Passons à Danica Coto.

QUESTION : Bonjour, merci pour ce point de presse. Je me demandais s’il y avait un accord sur la marche à suivre, en particulier une mention d’une éventuelle intervention étrangère en cas de détérioration de la sécurité ?

Et comment aboutir à un consensus politique quand il y a au moins trois accords principaux sur la table ?

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Le – il n’y a pas eu de discussion sur l’intervention étrangère. Nous sommes là pour aider le peuple haïtien, nous ne sommes pas là pour imposer une solution étrangère. Et on a constamment martelé la nécessité de solutions dirigées par les Haïtiens à la situation, avec le soutien international, et les engagements des pays de notre continent, de l’Europe, d’un certain nombre de pays africains à travers l’Organisation [internationale de] la Francophonie, le Japon, pour fournir les outils dont Haïti a besoin pour aller de l’avant.

MODÉRATRICE : Passons s’il vous plaît à notre dernière question de Rosiland Jordan.

QUESTION : Bonjour, merci encore. Je voulais revenir sur votre annonce, si on peut l’appeler ainsi, de la réunion des donateurs en février. Selon les responsables haïtiens, quelles sont précisément les priorités en ce moment pour aider le pays à se reconstruire ? Quelles sont certaines des choses que les États-Unis, en tant que partenaire, décourageraient d’autres pays d’offrir en ce moment ? Merci.

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Le gouvernement haïtien a donc fait de la sécurité, en tant que besoin essentiel, une priorité clé. Je pense qu’il y a – il y a énormément de besoins en Haïti. Ce n’est pas une surprise, et malheureusement, ce n’est pas nouveau. Le – en ce qui concerne ce que nous encouragerions les autres donateurs à fournir, nous les avons encouragés à fournir une assistance en matière de sécurité. Nous avons encouragé d’autres pays à se joindre à nous pour fournir une aide économique, au développement et humanitaire au peuple haïtien.

Nous travaillons également dans le domaine de la santé. La pandémie de COVID-19 en Haïti est un besoin essentiel auquel nous, au sein de la communauté internationale, devons répondre. Nous avons fait don de 500 000 doses de vaccin contre la COVID-19 à Haïti, mais malheureusement, la situation sécuritaire et la réticence à la vaccination ont limité l’utilisation des vaccins en Haïti. Je sais que d’autres partenaires internationaux travaillent sur des choses comme la facilitation de la chaîne du froid pour Haïti ainsi que des interventions supplémentaires pour expliquer l’importance et l’utilité des vaccins au peuple haïtien pour le rassurer et faire en sorte qu’il comprenne la valeur des vaccins qui sont fournis.

Nous constatons un grand intérêt au sein de la communauté internationale pour l’assistance électorale. Et comme je l’ai mentionné plus tôt, le Mexique en particulier a fait part de son intérêt à fournir de l’aide dans ce domaine. Nous fournissons également une assistance au Conseil électoral provisoire par l’intermédiaire de l’USAID, en particulier en matière de planification stratégique, de technologies de l’information, de personnel, de financement. C’est donc un domaine dans lequel nous sommes également très mobilisés.

La passion avec laquelle les ministres et autres hauts fonctionnaires ont exprimé leur engagement à aider le peuple haïtien est quelque chose de très encourageant pour moi – et je pense pour nous tous qui étions présents. C’est un pays que la communauté internationale entend unanimement soutenir, mais notre erreur en tant que communauté internationale dans le passé a été d’essayer d’imposer une décision ou une solution extérieure à Haïti.

Il faut que le peuple haïtien s’unisse autour d’une voie à suivre, et la communauté internationale s’attache à soutenir cet effort mais pas à s’y substituer. Et je pense que vous verrez un engagement constant au niveau supérieur et ministériel sur Haïti à l’avenir. C’est une période où il se passe beaucoup de choses au sein de la communauté internationale, où il y a beaucoup de défis que vous connaissez tous aussi bien que moi, et le fait que nous ayons eu une telle représentation de haut niveau pour une réunion sur Haïti me donne des raisons d’être très optimiste en ce qui concerne l’identification d’une voie positive au service du peuple haïtien. Merci.

MODÉRATRICE : Excusez-moi, j’ai parlé un peu trop tôt. Nous allons en fait prendre notre dernière question de Chris Cameron. Merci.

QUESTION : Bonjour, merci. Je voulais demander, en particulier lors de cette réunion ministérielle, y a-t-il eu des discussions entre ces ministres parmi – sur leur confiance en l’actuel Premier ministre par intérim, Ariel Henry ? Y avait-il des inquiétudes, par exemple, sur les liens qu’il aurait pu avoir avec le complot d’assassinat ou sur les problèmes qu’il a pour gouverner le pays actuellement ?

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Cela n’a pas fait l’objet de discussions lors de la réunion ministérielle.

MODÉRATRICE : Chris Cameron est-il toujours en ligne ?

OPÉRATEUR : La ligne de Chris Cameron est maintenant ouverte.

QUESTION : Donc, juste pour m’assurer que j’ai bien compris, il n’y a eu aucune discussion à ce sujet – comme la confiance que les ministres avaient dans la capacité d’Ariel Henry à gouverner jusqu’à maintenant ?

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Cela n’a pas été discuté. Ce qui a été discuté est l’importance pour les acteurs politiques haïtiens de tous les horizons de se rassembler pour définir une vision unifiée de la voie à suivre. Cela a été réaffirmé à maintes reprises par les ministres, et le Premier ministre Henry lui-même a déclaré qu’il s’engageait à le faire et a indiqué qu’il redoublerait d’efforts à cet égard. C’était la – c’était la discussion.

MODÉRATRICE : Cela conclut le point de presse téléphonique d’aujourd’hui. Merci encore, tout le monde, pour votre participation. L’embargo est désormais levé. Je vous souhaite un excellent vendredi et un excellent week-end.


Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/briefing-with-senior-state-department-official-on-the-haiti-ministerial-meeting/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future