Département d’État des États-Unis
Jalina Porter, porte-parole adjointe principale
Le 23 mars 2021
Point de presse

Extraits

MME PORTER : Bonjour à tous et merci beaucoup pour votre participation au point de presse d’aujourd’hui. J’aimerais vous faire part de quelques informations, et puis nous commencerons par répondre à vos questions.

Comme vous le savez, le secrétaire Blinken est arrivé à Bruxelles hier soir pour assister à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, dialoguer avec les dirigeants européens et rencontrer des responsables belges.

Le programme du secrétaire est en bonne voie. Aujourd’hui, il a participé à une conversation guidée avec le secrétaire général Stoltenberg et a eu une réunion avec lui. Le secrétaire a pris acte de notre engagement indéfectible envers l’Alliance de l’OTAN, qui est la pierre angulaire de la paix, de la prospérité et de la stabilité pour la communauté transatlantique depuis plus de 70 ans. Il a également réaffirmé le caractère inébranlable de notre attachement à la défense mutuelle au titre de l’Article 5 et a noté que nous procéderions à des consultations sur les défis de sécurité communs et travaillerions à des moyens mutuellement avantageux de partager la responsabilité de notre défense commune. Le secrétaire Blinken participe également aux réunions ministérielles de l’OTAN et prévoit d’autres rencontres bilatérales et multilatérales.

Le secrétaire est impatient de participer à ses réunions et engagements supplémentaires aujourd’hui, ainsi qu’à ses réunions de demain et jeudi avec les dirigeants de l’Union européenne et du gouvernement belge.

Les rencontres du secrétaire à Bruxelles soulignent l’engagement de l’administration Biden à renforcer l’alliance transatlantique et à revigorer nos liens avec nos alliés et partenaires.

Par ailleurs, aujourd’hui, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a adopté une résolution en faveur de la promotion des droits de l’homme au Sri Lanka. Les États-Unis ont coparrainé cette résolution et, avec la communauté internationale, appellent le Sri Lanka à préserver les droits des minorités ethniques et religieuses, des militants en faveur des droits de l’homme et des acteurs de la société civile, et à prendre des mesures crédibles et significatives pour faire face à son passé, favoriser la réconciliation et garantir l’égalité d’accès à la justice pour tous ses citoyens.

La résolution élargit les exigences en matière de rapports pour le Haut-Commissariat aux droits de l’homme et prévoit une obligation de collecte et de conservation des preuves dans la perspective de futurs processus d’établissement des responsabilités, et exprime sa préoccupation face aux tendances constatées lors de l’année écoulée. La sécurité et la prospérité à long terme du Sri Lanka dépendent du respect des droits de l’homme aujourd’hui et de l’engagement en faveur de la paix et de la réconciliation pour l’avenir.

(…)

QUESTION : Merci beaucoup de répondre à ma question aujourd’hui, Jalina. Je vous en remercie. C’est une question en deux volets.

Ma première question fait suite à la déclaration d’hier de Ned Price sur le Zimbabwe. Et je voulais juste savoir si vous aviez des commentaires pour nous, ici, qui pourraient dire que ce sont peut-être des itérations de changement de régime, et en même temps vous avez un public différent qui pourrait dire que les solutions à – pour l’Afrique par les Africains ne fonctionnent pas pour la majorité.

Quel genre de commentaire feriez-vous concernant – par exemple, cette semaine, le président du Zimbabwe présente deux projets de loi, l’un sur la cybersécurité dans lequel il entend mettre en place des interceptions des communications de la population, ainsi que des amendements à la constitution qui serviront essentiellement à accroître les pouvoirs de l’exécutif aux dépens du législatif et du judiciaire.

La deuxième partie de ma question est la suivante : l’administration Biden a-t-elle une approche des pays de notre région (inaudible) d’Afrique, où vous pourriez rivaliser avec la Chine et la Russie alors que certains pays resserrent leurs liens avec ces pays ? Est-ce que votre administration a une approche de ce phénomène ? Merci.

MME PORTER : Merci pour vos questions, Pearl. Je vais commencer par votre première question et dire que cette administration continuera à promouvoir la démocratie pour les citoyens zimbabwéens, et nous demanderons également au gouvernement du Zimbabwe de respecter son obligation en ce qui concerne la liberté d’expression et la liberté d’association qui sont consacrées par la constitution du pays.

Deuxièmement, en ce qui concerne votre question sur la manière dont nous aborderons l’Afrique en termes de concurrence avec la Chine et la Russie, je ne saurais trop insister sur le fait que nous sommes toujours en position de force à cet égard. L’administration Biden fait de l’Afrique une priorité, et nous voulons vraiment que les gens là-bas le sachent et le comprennent également, et nous entendons travailler avec les pays africains en tant que partenaires au service de nos intérêts et valeurs communs. Et cela couvre toutes les questions, de la sécurité à la santé mondiale, en passant par le changement climatique, la démocratie et, encore une fois, la prospérité commune. Nous voulons donc nous assurer que nos politiques prennent en compte le renforcement de vos institutions démocratiques et la promotion de la paix, ainsi que le développement du commerce, des investissements et la promotion d’une santé durable dans la région. J’espère donc que vos auditeurs pourront en retenir ce point, et merci beaucoup d’avoir appelé aujourd’hui.

(…)

QUESTION : Merci, Jalina. Deux questions liées à la COVID et aux enjeux mondiaux. L’une a trait à la diplomatie des vaccins. Les États-Unis représentent désormais environ un quart de la production mondiale, mais à peu près zéro pour cent des exportations. Avez-vous des informations actualisées sur l’exportation de vaccins, que ce soit au Mexique, au Canada ou ailleurs dans le monde, que les États-Unis envisagent ou qu’ils pourraient réaliser, et dont je n’ai simplement pas connaissance ?

Et deuxièmement, concernant AstraZeneca, comme les Européens ne le savent que trop bien, il y a de grandes inquiétudes à ce sujet. Y a-t-il eu des Américains en Europe, qu’ils travaillent ou non pour le département d’État, dont le département d’État sait qu’ils ont reçu [le vaccin] AstraZeneca et/ou sont impliqués dans les questions sur AstraZeneca en Europe ? Merci.

MME PORTER : Merci, Nick. Donc, pour votre deuxième question, nous allons devoir y revenir, mais pour répondre à votre première question, comme vous le savez, l’administration Biden a été très sérieuse et très rapide en matière de diplomatie COVID et a tenu à assumer une place de leader dans la lutte contre la pandémie mondiale de COVID-19. Et comme vous le savez probablement, les États-Unis sont également le plus grand donateur au monde dans le cadre de l’initiative COVAX, et à ce jour, les 2 milliards de dollars représentent près de 40 % de tous les engagements correspondant, encore une fois, il s’agit du total des demandes de financement pour aider les économies à revenus faibles et intermédiaires. Et – mais en fin de compte, nous ne pouvons pas le faire seuls, et nous appelons certainement les autres à faire preuve de plus d’ambition en termes d’accès mondial en ce qui concerne des vaccins COVID-19 efficaces et sans danger.


Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/briefings/department-press-briefing-march-23-2021/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future