Département d’État des États-Unis
Centre médiatique régional pour l’Afrique
Le 12 septembre 2023
EXTRAITS

MODÉRATEUR : Bonjour à toutes et à tous du Centre médiatique régional pour l’Afrique du département d’État des États-Unis. Je souhaite la bienvenue à nos participants de l’ensemble du continent et je vous remercie tous de prendre part à cette discussion. Aujourd’hui, nous avons le grand plaisir de nous trouver en compagnie du général Michael Langley du Commandement des États-Unis pour l’Afrique et du sergent-major Michael P. Woods, sous-officier de haut rang du Commandement. Le général Langley et le sergent-major Woods présenteront une vue d’ensemble de la conférence annuelle des non-gradés de haut rang de l’AFRICOM qui a lieu du 10 au 13 septembre et discuteront des progrès accomplis grâce au dialogue mutuel. Les intervenants nous parlent depuis la Zambie, où se tient la conférence.

Nous commencerons l’appel d’aujourd’hui par les allocutions d’ouverture du général Michael Langley et du sergent-major Michael P. Woods, puis nous passerons à vos questions. Nous essaierons de répondre au plus grand nombre de questions possible.

Donc, pour rappel, l’appel d’aujourd’hui est officiel, et sur ce, je vais céder la parole au général Michael Langley et au sergent-major Michael P. Woods.

GÉNÉRAL LANGLEY : Merci, Johann, et bonjour à tous. Merci d’avoir pris le temps d’être avec nous aujourd’hui.

C’est un honneur d’être ici en république de Zambie pour la cinquième conférence de l’AFRICOM des sous-officiers de haut rang, et la première organisée sur le continent africain. À bien des égards, cette conférence fait écho à la conférence annuelle de l’AFRICOM pour les chefs d’état-major de la défense, où nous nous écoutons les uns les autres, échangeons les meilleures pratiques et continuons à renforcer nos relations et notre compréhension mutuelle.

Cette conférence est conçue pour permettre des discussions significatives et pratiques sur les meilleurs moyens de relever les défis mutuels mais, surtout, de saisir nos opportunités. On y aborde tous les thèmes, de la réponse aux crises et l’état de droit à la protection des ressources naturelles en passant par les possibilités de limitation des nombreux facteurs d’instabilité.

Un corps de sous-officiers solide et professionnel constitue la véritable épine dorsale de toute armée.

Tout au long de ma carrière, je me suis appuyé sur les avis francs de sous-officiers de haut rang ; c’est encore le cas aujourd’hui. Il y a une raison pour laquelle le sergent-major Woods est toujours à mes côtés. J’apprécie son point de vue et ses efforts pour faire d’AFRICOM un partenaire meilleur et plus réactif.

Cette semaine, le sergent-major Woods poursuit la mission de l’AFRICOM, en collaboration avec des sous-officiers supérieurs des armées africaines. Des sous-officiers professionnels et habilités renforcent nos opérations dirigées par nos partenaires et soutenues par les États-Unis. Aujourd’hui, cette conférence est un autre exemple de nos efforts de coordination et de coopération avec nos partenaires africains.

Aux États-Unis, nous avons adopté une approche pangouvernementale dans le cadre de laquelle la défense est au service de la diplomatie et du développement. Et nous, les militaires, restons déterminés à relever ensemble nos défis communs.

Sur ce, je cède la parole au sergent-major Woods pour son allocution d’ouverture avant de répondre à vos questions.

SERGENT-MAJOR WOODS : Merci beaucoup, monsieur. Et au nom des plus de 125 participants venus de 27 pays africains participant à la conférence des sous-officiers de haut rang de cette année, nous vous remercions d’avoir assisté à la cérémonie et d’y avoir pris la parole. Votre présence en dit long. Monsieur, nous vous avons entendu haut et fort. Je vous remercie de tout cœur. Et bien sûr, nous sommes tous fiers de dire qu’il s’agit de notre première conférence de sous-officiers de haut rang en Afrique.

Jusqu’à présent, nous avons eu une conférence très productive et nous sommes impatients de poursuivre les discussions. Le thème de cette année est « autonomiser, déléguer, faire confiance », et sous-tend toutes nos discussions. Certaines des discussions ciblées portent sur les normes éthiques et le soutien à l’État de droit, la conduite par l’exemple, la constitution d’équipes responsabilisées et l’importance du mentorat. Il s’agit de défis communs auxquels tous les militaires sont confrontés, quelle que soit leur nationalité ou leur branche de service. Nous convenons tous que l’objectif du sous-officier de haut rang est de garantir que tous nos soldats, marins, aviateurs et marines sont bien entraînés, rigoureux et aptes pour le service. Nous recrutons donc les meilleurs, puis nous les formons pour partager les forces futures.

Au cours de cette conférence, nous avons eu l’occasion d’entendre des préoccupations et de nous servir de notre expérience collective pour échanger des idées et élaborer un plan qui propose de multiples pistes d’action pour améliorer les compétences tout en s’adaptant aux besoins exacts de ce pays et de cette branche de service particuliers. Au final, nous sommes plus forts ensemble et je suis très fier du travail que nous accomplissons ici. Merci pour cela, monsieur.

MODÉRATEUR : (…) Passons donc à quelques questions sur certaines situations géopolitiques du continent. L’une d’elles nous vient de Mme Lucia Blanco de l’EFE, l’agence espagnole de presse internationale, basée au Kenya. Et cette question est la suivante : « Après le déplacement des forces américaines basées au Niger, quel est l’avenir de ces soldats? Vont-ils quitter le pays ? Au vu des dernières évolutions au Gabon, un retour d’Ali Bongo au pouvoir semble de moins en moins probable. Quelle est la vision des États-Unis du processus de transition ? »

GÉNÉRAL LANGLEY : D’accord, Johann, je voudrais juste – permettez-moi de parler d’abord du Gabon. Le Gabon est en transition, si vous voulez, mais le département d’État surveille la situation de près. L’équipe de notre ambassade dans le pays n’a pas contacté le département de la Défense pour obtenir de l’aide. La situation y est calme. Nous laissons donc ce processus diplomatique fonctionner, pas seulement aux États-Unis mais au niveau mondial.

Donc – mais passons au Niger, oui, nous avons toujours des soldats au Niger. Nous prévoyons – alors que les processus diplomatiques suivent leur cours au Niger, nous continuons d’y baser des soldats. Nous nous déplaçons par excès de prudence, mais pour l’essentiel, nous restons focalisés sur nos intérêts de sécurité nationale, en particulier la lutte contre le terrorisme, pour avoir la liberté d’action de poursuivre ce combat, qui est bénéfique pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest au sens large et tout le Sahel.


Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/digital-press-briefing-with-gen-mike-langley-u-s-africa-command-and-command-senior-enlisted-leader-sergeant-major-michael-p-woods/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future