Département d’État des États-Unis
Antony J. Blinken, secrétaire d’État
Le 2 novembre 2021
Glasgow, Royaume-Uni
Allocution

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE BLINKEN : Merci beaucoup Patrick. Merci beaucoup non seulement pour aujourd’hui, mais pour votre leadership au quotidien. Nous l’apprécions beaucoup, et je voudrais simplement commencer par remercier tous ceux qui ont rendu cet événement possible, en particulier le président Tshisekedi, président de l’Union africaine. Monsieur le président, merci pour votre leadership. Également –

(Applaudissements.)

Et Dr Adesina, nous apprécions grandement tout ce que vous faites également. Et Monsieur le président Sharma, que je viens de voir en sortant, merci également. Et je tiens également à remercier le secrétaire général Guterres, la Dr Georgieva – directrice générale du Fonds monétaire international – pour tout le travail qu’ils font, pour toute l’attention qu’ils portent à cette question.

Nous passons beaucoup de temps ici aujourd’hui à parler, et c’est important parce que nous mettons ces questions sous le feu des projecteurs, nous attirons l’attention du monde sur ces problèmes critiques. Mais nous savons – nous savons qu’en fin de compte, nous allons être jugés non pas sur nos discours, mais sur nos actes. Et nous avons entendu des appels à l’action très importants au cours des 24 dernières heures. Des engagements sont pris. Nous devons maintenant les tenir.

Nous nous intéressons de très près au renforcement de notre réponse collective à la crise climatique qui menace notre planète, menace nos vies, menace notre avenir. Et comme nous l’entendons aujourd’hui, un moyen important d’y parvenir est de travailler avec des pays particulièrement vulnérables aux impacts du changement climatique. En aidant ces pays, en travaillant ensemble, en les aidant à s’adapter, nous pouvons atténuer certains des pires effets de la crise et prévenir de futures urgences humanitaires. Mais surtout, nous pouvons également saisir l’opportunité qui se présente en ce moment de nécessité pour construire un avenir meilleur, reconstruire en mieux, créer des économies plus vertes, des moyens de subsistance plus verts, des possibilités plus vertes.

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques a reconnu que l’Afrique est la région de la Terre la plus vulnérable à la crise climatique. Les pires impacts – y compris, comme nous l’avons déjà entendu, les sécheresses prolongées, les vagues de canicule, les pénuries de nourriture et d’eau, les crises de santé publique, l’instabilité, la pauvreté – nous savons qu’ils frappent tout particulièrement l’Afrique. C’est pourquoi les gouvernements, le secteur privé, les sociétés civiles de toute la région travaillent déjà d’arrache-pied pour s’adapter.

L’Initiative pour l’adaptation en Afrique lancée par les chefs d’État africains il y a six ans en est un excellent exemple. Les citoyens et les dirigeants de la région ont vu ce qui se prépare et ils veulent l’arrêter. Le monde, en particulier les pays qui ont beaucoup contribué à la crise en premier lieu, doit assumer ses responsabilités et aider. Les États-Unis se sont engagés à travailler en partenariat avec les pays de la région pour faire de réels progrès sur cet élément essentiel de la réponse mondiale à la crise climatique.

Pas plus tard qu’hier, le président Biden a lancé le Plan présidentiel d’urgence pour l’adaptation et la résilience, également appelé PREPARE. Cette initiative réunira des agences de l’ensemble du gouvernement américain pour offrir un soutien financier et technique aux pays et communautés vulnérables à grande échelle et rapidement. Le président travaillera avec notre Congrès pour consacrer 3 milliards de dollars par an au financement de l’adaptation d’ici 2024. Il s’agit du plus grand engagement jamais pris par les États-Unis pour réduire l’impact du changement climatique sur les personnes les plus menacées au monde.

Il y a trois autres éléments essentiels à cette initiative que je voulais juste souligner brièvement. Premièrement, nous entendons nous concentrer sur les connaissances, approfondir la compréhension des risques climatiques, des vulnérabilités, des techniques d’adaptation et promouvoir les systèmes d’alerte précoce et autres outils d’information qui peuvent sauver des vies en cas d’urgence climatique. Deuxièmement, nous nous concentrerons sur les projets et programmes qui facilitent les adaptations climatiques. Et troisièmement, et comme nous l’avons déjà entendu, de manière très critique, nous nous concentrerons sur les ressources, et mobiliseront des financements et des capitaux privés au service de projets d’adaptation.

Ces trois composantes de l’initiative PREPARE sont, je pense, tout à fait en accord avec les piliers de l’Initiative pour l’adaptation en Afrique, c’est pourquoi, dans le cadre du déploiement que nous effectuons, nous soutenons l’Initiative pour l’adaptation en Afrique de manière directe. Cela garantira une mise en œuvre efficace du programme d’accélérateur. Nous poursuivrons notre travail avec la Commission de l’UA et d’autres partenaires africains pour concevoir et mettre en œuvre des politiques intelligentes face au climat sur l’ensemble du continent.

Par exemple, en ce qui concerne les meilleures pratiques agricoles, nous avons eu la grande fierté de participer au Réseau mondial de planification nationale de l’adaptation pour aider les pays africains à élaborer des plans d’adaptation pratiques et pangouvernementaux. Et notre travail se poursuivra avec des partenaires de toute la région pour promouvoir l’énergie propre, prévenir la déforestation et accroître la sensibilisation au climat.

Il y a une très bonne raison pour que la COP27 se tienne en Afrique. Parce que c’est sur cette région que doit se porter une grande partie de l’attention du monde pour travailler aussi vite que possible pour prévenir et atténuer les pires effets de la crise climatique, mais aussi – aussi pour saisir les opportunités qui se présentent à nous.

C’est une priorité pour les États-Unis, et je vous remercie tous ici pour votre engagement, et surtout pour votre partenariat. Merci beaucoup. (Applaudissements.)


Voir le contenu d’origine : https://www.state.gov/at-africa-adaptation-acceleration-summit/

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

U.S. Department of State

The Lessons of 1989: Freedom and Our Future